<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Quantique | Dr. Goulu</title><link>https://drgoulu.com/tags/quantique/</link><atom:link href="https://drgoulu.com/tags/quantique/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><description>Quantique</description><generator>HugoBlox Kit (https://hugoblox.com)</generator><language>fr-FR</language><lastBuildDate>Wed, 28 Jan 2015 00:00:00 +0000</lastBuildDate><image><url>https://drgoulu.com/media/icon_hu_eee4a95885829ab2.png</url><title>Quantique</title><link>https://drgoulu.com/tags/quantique/</link></image><item><title>La Renaissance du Temps 1/2</title><link>https://drgoulu.com/2015/01/28/la-renaissance-du-temps/</link><pubDate>Wed, 28 Jan 2015 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2015/01/28/la-renaissance-du-temps/</guid><description>&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&amp;rsquo;occasion de la 
 du C@fé des Sciences, voici un compte rendu du livre &amp;ldquo;grand public&amp;rdquo; de
, physicien théoricien passionné par ce sujet. Je n&amp;rsquo;ai pas réussi à résumer en un seul article ce livre de 300 pages extrêmement denses en informations et idées étonnantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc voici ce que j&amp;rsquo;ai retenu de la première partie du livre intitulée &amp;ldquo;Le poids : la mort du temps&amp;rdquo;, dans laquelle Smolin décrit comment le temps a progressivement quasiment disparu de la physique au point que de nombreux scientifiques le considèrent comme une illusion ou une
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un second article couvrira très bientôt la seconde partie &amp;ldquo;Lumière : la renaissance du temps&amp;rdquo; dans laquelle Smolin plaide en faveur de la réalité du temps et présente sa propre conception du temps, dont les implications sont stupéfiantes.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;figure class="alignright" style="max-width: 250px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2015/images/7284147-L_hu_9dafbff0cdcaeea9.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2015/images/7284147-L_hu_9dafbff0cdcaeea9.webp 250w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 250px" alt="La Renaissance du Temps" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;.&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;h3 id="1-2-3--la-mort-du-temps"&gt;1, 2, 3 : La mort du temps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier chapitre propose la  
comme prétexte à une réflexion philosophique sur l&amp;rsquo;existence du monde 
des mathématiques, atemporel, dans lequel existeraient les équations décrivant notre univers sensible. Pour Smolin, cette approche est du même ordre que le mysticisme religieux. Il défend une approche
:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est un bien plus grand défi que d&amp;rsquo;accepter la discipline de devoir expliquer l&amp;rsquo;univers que nous percevons et dont nous faisons l&amp;rsquo;expérience uniquement en termes de lui-même, d&amp;rsquo;expliquer le réel seulement par le réel.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Après un rappel historique des progrès de l&amp;rsquo;astronomie jusqu&amp;rsquo;à Newton et sa
unifiant le mouvement des astres et la chute des corps sur Terre, Smolin consacre un chapitre entier à la représentation du temps en physique, et notamment aux graphiques représentant le temps sur un axe et la position sur un autre:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est une complète invention humaine, seulement une autre représentation de l&amp;rsquo;enregistrement du processus (&amp;hellip;) Si nous confondons l&amp;rsquo;espace-temps avec la réalité, nous commettons une faute que nous pourrions appeler l&amp;rsquo;erreur de la spatialisation du temps (&amp;hellip;). Ici dans le monde réel il y a toujours un instant, un moment présent. Aucun objet mathématique ne peut avoir cette particularité car une fois construits, les objets mathématiques sont intemporels.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h3 id="4faire-de-la-physique-dans-une-boîte"&gt;4. faire de la physique dans une boîte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre 4 est l&amp;rsquo;un de ceux qui m&amp;rsquo;a le plus fait réfléchir. Smolin relève que l&amp;rsquo;approche scientifique a conduit à &amp;ldquo;faire de la physique dans une boîte&amp;rdquo; : on considère un petit sous-
du reste de l&amp;rsquo;univers dans lequel on néglige certains effets pour ne s&amp;rsquo;intéresser qu&amp;rsquo;à certaines variables qui définissent un
, atemporel. De plus, en général on considère l&amp;rsquo;horloge comme extérieure au sous-système : l&amp;rsquo;évolution du système est mesurée en référence à une horloge extérieure, et rien de ce qui se produit dans le système n&amp;rsquo;est supposé influer sur l&amp;rsquo;horloge. Smolin insiste sur la puissance pratique de cette approche newtonienne de la physique pour décrire et prédire ce qui se passe à notre échelle. Mais en l&amp;rsquo;appliquant à l&amp;rsquo;Univers dans sa globalité, on commet l&amp;rsquo;erreur de penser que l&amp;rsquo;Univers évolue par rapport à une horloge absolue qui lui est extérieure, et une autre plus grave car plus insidieuse, de croire que les lois de la physique sont elles aussi extérieures au système et indépendantes du temps.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="5éradication-de-la-surprise-et-de-la-nouveauté"&gt;5. éradication de la surprise et de la nouveauté&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre suivant traite de l&amp;rsquo; &amp;ldquo;éradication de la surprise et de la nouveauté&amp;rdquo; qui découlerait d&amp;rsquo;un univers totalement
. De plus, les lois fondamentales de la physique étant réversibles dans le temps en vertu de la
(dont je cause dans
) , la distinction entre passé et futur disparaît des équations mathématiques et apporte encore un argument aux physiciens qui éradiquent le temps de leur conception de la nature&amp;quot;, pour reprendre les mots de Smolin&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="6-relativité-et-intemporalité"&gt;6. relativité et intemporalité&lt;/h3&gt;
&lt;figure class="alignright" style="max-width: 320px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Simultan%C3%A9it%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2015/images/Relativity_of_Simultaneity_Animation.gif" alt="Animation relativiste trouvée sur la Wikipédia montrant les plans de simultanéité suivant la vitesse relative de référentiels divers par rapport à un référentiel où les événements A, B et C sont simultanés." loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Animation relativiste trouvée sur la Wikipédia montrant les plans de simultanéité suivant la vitesse relative de référentiels divers par rapport à un référentiel où les événements A, B et C sont simultanés.&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre 6 intitulé &amp;ldquo;relativité et intemporalité&amp;rdquo; traite de la conception du temps qui résulte des théories de la relativité (restreinte et générale) d&amp;rsquo;Einstein et dont j&amp;rsquo;ai déjà causé dans plusieurs articles : le temps est une
 qui 
pour former l&amp;rsquo;
 des &amp;ldquo;éternalistes&amp;rdquo;. Pour Smolin, pourtant plein d&amp;rsquo;admiration pour Einstein et ses travaux notamment son
qui traite de la chute libre, et même si la
 parvient à mettre le temps &amp;ldquo;dans&amp;rdquo; l&amp;rsquo;Univers, cette conception du temps n&amp;rsquo;est pas satisfaisante. D&amp;rsquo;une part il y a les problèmes posés par les singularités comme les trous noirs et le Big Bang, mais surtout l&amp;rsquo;
est toujours une loi intemporelle, extérieure à l&amp;rsquo;univers, et qui ne répond toujours pas à la question de savoir pourquoi je ressens une certaine configuration de l&amp;rsquo;Univers comme &amp;ldquo;présente&amp;rdquo;, et ce qui distingue le futur du passé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="7-cosmologie-quantique"&gt;7. cosmologie quantique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre 7 &amp;ldquo;
et fin du temps&amp;rdquo; traite de la vision du temps apportée par l&amp;rsquo;autre grande branche de la physique théorique, la
dans laquelle le temps disparaît complètement  et débouche sur le 
 :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Le cosmos quantique n&amp;rsquo;évolue pas ni ne change, il n&amp;rsquo;est pas en expansion ni en contraction, il EST, tout simplement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour Smolin, la mécanique quantique est l&amp;rsquo;illustration parfaite de la &amp;ldquo;physique dans une boite&amp;rdquo; : elle marche très bien pour un atome tellement isolé qu&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;a même pas le droit de l&amp;rsquo;observer, et l&amp;rsquo;
, elle aussi extérieure à la boîte, décrit comment l&amp;rsquo;
de l&amp;rsquo;atome évolue en fonction d&amp;rsquo;une horloge elle aussi extérieure à la boite. Pour supprimer cette horloge, la cosmologie quantique de Wheeler &amp;amp; DeWitt énonce que la l&amp;rsquo;énergie totale de l&amp;rsquo;Univers doit être nulle, donc qu&amp;rsquo;il existe de l&amp;rsquo;
, entre autres sous forme d&amp;rsquo;énergie potentielle de gravitation, qui contrebalance exactement l&amp;rsquo;énergie &amp;ldquo;positive&amp;rdquo; et la matière qui lui correspond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smolin est pour le moins critique avec cette approche et défend plutôt la
qu&amp;rsquo;il a contribué à développer, avec
entre autres. Si j&amp;rsquo;ai bien compris cette page (89) assez dense, la gravitation quantique à boucles déboucherait sur l&amp;rsquo;idée que le temps puisse &amp;ldquo;émerger&amp;rdquo; à notre échelle alors qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;aurait pas de signification à l&amp;rsquo;échelle des particules,
 la notion de
. Smolin mentionne aussi d&amp;rsquo;autres conceptions du temps censées être compatibles avec la cosmologie quantique, notamment celle de
,
sur la nature du temps en 2009 (et dont le site s&amp;rsquo;appelle
 )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Barbour, tout les instants possibles de l&amp;rsquo;Univers correspondant à tous ses états quantiques possibles &amp;ldquo;existent&amp;rdquo; dans un phénoménalement grand &amp;ldquo;entassement d&amp;rsquo;instants&amp;rdquo;. De plus les instants/états sont dupliqués à de très nombreux exemplaires en fonction de leur probabilité d’occurrence. Selon Barbour l&amp;rsquo;Univers passe d&amp;rsquo;un instant à l&amp;rsquo;autre en permanence au hasard, sans causalité, mais avec une &amp;ldquo;préférence&amp;rdquo; statistique pour le passage d&amp;rsquo;un &amp;ldquo;petit&amp;rdquo; état défini par peu d&amp;rsquo;information à un état &amp;ldquo;grand&amp;rdquo;, ce qui définirait la
. Smolin termine ce chapitre par une citation (
) d&amp;rsquo;Einstein, tirée de la lettre de condoléances qu&amp;rsquo;il envoya à l&amp;rsquo;épouse de son ami Luc Besso:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Il a pris congé de ce monde étrange avec un peu d&amp;rsquo;avance sur moi. Cela ne veut rien dire. Les gens comme nous, qui croyons à la physique, savons que la distinction entre passé, présent et futur est seulement une illusion d&amp;rsquo;une persistance entêtée.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La première partie du livre se termine en réalité ici, mais je trouve que les deux chapitres suivants auraient pu y être rattachés car ils ne concernent pas encore la conception du temps de Smolin&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="8-lerreur-cosmologique"&gt;8. l&amp;rsquo;erreur cosmologique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au chapitre 8, il revient sur ce qu&amp;rsquo;il appelle l&amp;rsquo;&amp;ldquo;erreur cosmologique&amp;rdquo; : appliquer à l&amp;rsquo;Univers entier des lois établies et vérifiées sur des sous-systèmes. Il fait remarquer en particulier que les lois se vérifient sur beaucoup de sous-systèmes, alors que nous n&amp;rsquo;avons qu&amp;rsquo;un seul Univers sous la main. Comment vérifier la validité d&amp;rsquo;une loi sur un un seul &amp;ldquo;cas d&amp;rsquo;application&amp;rdquo; ? Et pourquoi cette loi et pas une autre ? De plus, beaucoup de théories cosmologiques (
,
&amp;hellip;) admettent en réalité une infinité de solutions, parmi lesquelles une seule correspond à notre univers. Doit-on se résoudre à admettre l&amp;rsquo;existence d&amp;rsquo;une infinité d&amp;rsquo;Univers inaccessibles pour pouvoir justifier le notre par un
?&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="9-le-défi-cosmologique"&gt;9. le défi cosmologique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Smolin relève ensuite que toutes les théories physiques divisent le monde en deux parties, une &amp;ldquo;dynamique&amp;rdquo; qui change , et une statique qui contient un &amp;ldquo;fond&amp;rdquo; de choses immuables, comme les constantes fondamentales par exemple. Au chapitre 9, il présente le &amp;ldquo;défi cosmologique&amp;rdquo; consistant à formuler une théorie de l&amp;rsquo;univers &amp;ldquo;indépendante du fond&amp;rdquo;, purement dynamique afin de ne rien supposer d&amp;rsquo;extérieur à l&amp;rsquo;Univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu&amp;rsquo;on fait de la &amp;ldquo;physique dans une boite&amp;rdquo;, le &amp;ldquo;fond&amp;rdquo; comprend notamment les
, et la méthode expérimentale permet de contrôler les conditions initiales afin de s&amp;rsquo;assurer que les lois sont indépendantes de ces conditions. En cosmologie, cette distinction entre &amp;ldquo;lois&amp;rdquo; et &amp;ldquo;conditions initiales&amp;rdquo; aggrave le problème qu&amp;rsquo;elle résout &amp;ldquo;dans une boite&amp;rdquo; : si nos observations du
ne correspondent pas bien à la théorie de
, faut-il corriger la loi ou les conditions initiales ? Smolin critique aussi les 
qui décrivent bien ce qui se passe à une certaine échelle de grandeur, mais en négligeant l&amp;rsquo;influence de ce qui est beaucoup plus grand ou plus petit. Pour Smolin, la théorie issue du défi cosmologique doit tenir compte de tout, sans rien négliger.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="10-nouveaux-principes-de-cosmologie"&gt;10. nouveaux principes de cosmologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre 10 liste les &amp;ldquo;nouveaux principes de cosmologie&amp;rdquo; que devrait satisfaire une nouvelle théorie cosmologique:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait contenir ce que nous savons déjà sur la nature. Le
, la
et la
doivent &amp;ldquo;émerger en tant qu&amp;rsquo;approximations&amp;rdquo; de cette nouvelle théorie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait être scientifique, c&amp;rsquo;est à dire produire des prédictions testables pour des expériences réalistes ( 
 !)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait répondre à la question &amp;ldquo;Pourquoi ces lois ?&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait résoudre le problème des conditions initiales&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle ne devrait contenir ni symétries ni
. Là je sens
 bondir ! L&amp;rsquo;argument de Smolin est basé sur le 
qu&amp;rsquo;il considère extrêmement important, et sur l&amp;rsquo;idée que les symétries ne sont valables que &amp;ldquo;dans une boite&amp;rdquo;, et parfois
. Donc il ne dit pas que les symétries ou les lois de conservation sont fausses, mais plutôt qu&amp;rsquo;elles devraient résulter de la théorie (selon le point 1) au lieu d&amp;rsquo;en être le fondement comme dans les théories basées sur la
par exemple.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait être
et au plan explicatif : rien hors de l&amp;rsquo;Univers ne devrait être requis pour expliquer quoi que ce soit à l&amp;rsquo;intérieur de l&amp;rsquo;Univers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Elle devrait satisfaire le
, le
, ainsi que le
. Ces principes &amp;ldquo;philosophiques&amp;rdquo; m&amp;rsquo;ont semblé les plus contestables, et je n&amp;rsquo;ai pas vraiment compris pourquoi Smolin les introduit si ce n&amp;rsquo;est pour favoriser sa propre théorie&amp;hellip;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ses variables physiques ne devraient décrire que des relations évolutives entre des entités dynamique. Elle devrait être purement dynamique, indépendante du fond, ce qui implique que les lois de la nature évoluent, impliquant que le temps est réel.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dernier point, Smolin n&amp;rsquo;arrive plus à s&amp;rsquo;empêcher de mentionner sa solution en même temps que le problème. Nous verrons dans la deuxième partie que l&amp;rsquo;idée de lois physiques qui évoluent n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une des nombreuses hypothèses étonnantes de Smolin, mais aussi qu&amp;rsquo;il propose des méthodes expérimentales de les vérifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca fait envie ? Patientez quelques jours pour
, lisez d&amp;rsquo;autres compte-rendus
,
ou achetez le livre !&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références"&gt;Références&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="openbook_template5"&gt;&lt;a href="http://openlibrary.org/authors/OL536542A/Lee_Smolin" title="Click to view author in Open Library" target="_blank" rel="noopener"&gt;Lee Smolin&lt;/a&gt; (2014). &lt;a href="http://openlibrary.org/books/OL25448782M/La_Renaissance_du_Temps" title="Click to view title in Open Library" target="_blank" rel="noopener"&gt;La Renaissance du Temps: pour en finir avec la crise de la physique&lt;/a&gt;. Dunod.&lt;span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.genre=book&amp;amp;rft.btitle=La+Renaissance+du+Temps%3A+pour+en+finir+avec+la+crise+de+la+physique&amp;amp;rft.isbn=9782100706679&amp;amp;rft.au=Lee+Smolin&amp;amp;rft.pub=Dunod&amp;amp;rft.date=2014"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;Bernard Dugué &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2013, sur Agoravox&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;Jean-Paul Baquiast, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2013, Revue Automates Intelligents No 136&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Ou étiez-vous, photons ?</title><link>https://drgoulu.com/2013/12/03/le-passe-des-photons/</link><pubDate>Tue, 03 Dec 2013 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2013/12/03/le-passe-des-photons/</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous propose ci-dessous ma traduction d&amp;rsquo;un article récent
que j&amp;rsquo;ai trouvé fort bien fait sur un sujet difficile d&amp;rsquo;accès : la mécanique quantique. L&amp;rsquo;expérience décrite est géniale, et son interprétation par une symétrie du temps me titille particulièrement les neurones&amp;hellip;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="résumé"&gt;Résumé&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec une nouvelle version de la fameuse expérience des
, des physiciens israéliens viennent de mesurer un phénomène bizarre même selon les standards contre-intuitifs de la mécanique quantique. En plaçant deux fentes de Young sur le trajet d&amp;rsquo;une expérience avec deux autres fentes de Young, les chercheurs ont montré que des photons traversent une partie de l&amp;rsquo;installation dans laquelle ils n&amp;rsquo;entrent pas, ni ne sortent. Selon cette équipe, cet effet se comprend le plus facilement en invoquant une interprétation non conventionnelle de la mécanique quantique proposée dès 1964, le &amp;ldquo;formalisme vectoriel à deux états&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="lexpérience"&gt;L&amp;rsquo;expérience&lt;/h2&gt;
&lt;figure class="alignright" style="max-width: 288px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=Iuv6hY6zsd0" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2013/images/8be2d853ade837692c2175d0d2580be8_hu_98e59a5972ff13d2.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2013/images/8be2d853ade837692c2175d0d2580be8_hu_98e59a5972ff13d2.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2013/images/8be2d853ade837692c2175d0d2580be8_hu_67d49bf595a9a138.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2013/images/8be2d853ade837692c2175d0d2580be8_hu_9e00ec867eac0f1b.webp 480w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 288px" alt="Expérience de Young version aquatique. Cliquez pour une très bonne video" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Expérience de Young version aquatique. Cliquez pour une très bonne video&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;La démonstration la plus simple et convaincante de la
 est probablement la fameuse expérience des fentes de Young. Des particules comme les photons ou les électrons émis un à un se comportent comme des ondes lorsqu&amp;rsquo;ils traversent deux fentes étroites rapprochées, et forment un motif d&amp;rsquo;interférence sur un écran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une version récente de l&amp;rsquo;expérience,
 et ses collègues de l&amp;rsquo;Université de Tel-Aviv ont utilisé des
 comme double fentes de Young, et des photons comme particules. L&amp;rsquo;interféromètre optique utilise un miroir semi-réfléchissant pour diviser le faisceau de photons en deux chemins distincts qui sont recombinés et envoyés à un détecteur. Toute différence de longueur entre les deux chemins influence l&amp;rsquo;interférence des deux rayons lorsqu&amp;rsquo;ils sont recombinés, ce qui modifie l&amp;rsquo;intensité mesurée par le détecteur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="trois-chemins-possibles"&gt;Trois chemins possibles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans l’expérience de Tel-Aviv, un interféromètre de Mach–Zehnder &amp;ldquo;interne&amp;rdquo; est placé sur l&amp;rsquo;un des chemins d&amp;rsquo;un interféromètre &amp;ldquo;externe&amp;rdquo; de façon à ce que le faisceau recombiné poursuive son chemin à travers l&amp;rsquo;appareil &amp;ldquo;externe&amp;rdquo; jusqu&amp;rsquo;à un détecteur (voir la figure ci-dessous). Un photon a donc trois chemins possibles entre sa source et le détecteur. Le but de l&amp;rsquo;expérience est de découvrir quels chemins ont été empruntés par les photons arrivant au détecteur, du moins une partie d&amp;rsquo;entre eux. Ceci s&amp;rsquo;appelle une &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, et est consistant avec les lois de la mécanique quantique car ça n&amp;rsquo;implique pas de mesurer la trajectoire suivie par un photon spécifique.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 560px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2013/images/6c48c5def9e651b8b3f7d89f46a124de_hu_b17d6b2024224e9.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2013/images/6c48c5def9e651b8b3f7d89f46a124de_hu_b17d6b2024224e9.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2013/images/6c48c5def9e651b8b3f7d89f46a124de_hu_87250e95f911a8ea.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2013/images/6c48c5def9e651b8b3f7d89f46a124de_hu_b91e41ab168cf5a4.webp 700w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 560px" alt="Avec le formalisme vectoriel à deux états, la probabilité de trouver un photon est définie par une onde se propageant depuis la source (en rouge) et une onde se rétro-propageant depuis le détecteur (en vert). Un photon ne peut se trouver que là où les deux sont non nulles . (illustration: Lev Vaidman)" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;Avec le &amp;quot;formalisme vectoriel à deux états&amp;quot;, la probabilité de trouver un photon est définie par une onde se propageant depuis la source (en rouge) et une onde se rétro-propageant depuis le détecteur (en vert). Un photon ne peut se trouver que là où les deux sont non nulles . (illustration: Lev Vaidman)&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Pour effectuer leurs mesures, les physiciens ont fait vibrer les miroirs des interféromètres chacun à une fréquence différente. En vibrant, chaque miroir altère légèrement la longueur du rayon lumineux qu&amp;rsquo;il réfléchit, ce qui change l&amp;rsquo;intensité détectée. Comme chaque miroir vibre à une fréquence distincte, la présence d&amp;rsquo;un pic à chacune de ces fréquences sur le signal détecté indique que des photons sont passés par le miroir correspondant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs ont ajusté la longueur des chemins à travers l&amp;rsquo;interféromètre interne pour que les deux rayons interfèrent de manière destructive lors de leur recombinaison. De ce fait, aucune lumière ne peut quitter l&amp;rsquo;interféromètre interne. On pourrait donc attendre que la seule oscillation détectée provienne du miroir C contournant l&amp;rsquo;interféromètre interne, mais ce n&amp;rsquo;est pas ce que les chercheurs ont trouvé&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="conclusion-bizarre"&gt;Conclusion bizarre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;intensité détectée oscille effectivement à la fréquence du miroir C, mais aussi à celles des miroirs de l&amp;rsquo;interféromètre interne A et B. Pourtant elle n&amp;rsquo;oscille pas aux fréquences des miroirs E et F situés à l&amp;rsquo;entrée et à la sortie de celui-ci. Ceci mène à la bizarre conclusion que certains photons reçus au détecteur ont passé à travers l&amp;rsquo;interféromètre interne, mais n&amp;rsquo;y sont jamais entrés ni sortis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs pensent que ceci valide une des
 appelée &amp;ldquo;formalisme vectoriel à deux états&amp;rdquo; (
). Elle a été proposée en 1964 déjà par
, Peter Bergmann et Joel Lebowitz. Avec cette interprétation, la probabilité de trouver une particule à un certain endroit est le produit de deux vecteurs, l&amp;rsquo;un évoluant à partir de la source, l&amp;rsquo;autre remontant le temps à partir du détecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un photon ne peut toucher un miroir que si et seulement si les deux ondes ne sont pas nulles en ce point. L&amp;rsquo;interféromètre interne fait que toute onde qui le quitte est identiquement nulle. L&amp;rsquo;onde allant vers le futur (rouge sur l&amp;rsquo;illustration) ne passe pas par le miroir F, donc aucun photon ne peut s&amp;rsquo;y trouver. Quant à l&amp;rsquo;onde remontant le temps à travers l&amp;rsquo;interféromètre interne (en vert) , elle ne passe pas par le miroir d&amp;rsquo;entrée E, donc aucun photon ne peut s&amp;rsquo;y trouver non plus. Pourtant, dans l&amp;rsquo;interféromètre interne les deux ondes sont non nulles, donc les photons passent par les deux chemins incluant les miroirs A et B.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="intuitions-et-explications"&gt;Intuitions et explications&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vaidman insiste sur le fait que le &amp;ldquo;formalisme vectoriel à deux états&amp;rdquo; ne fait en réalité pas de prédictions différentes de celles de l&amp;rsquo;approche conventionnelle de la
 conçue par
dans les années 1920. Cependant, les résultats de cette expérience semblent hautement contre-intuitifs et sont difficiles à rationaliser par la méthode traditionnelle. Selon Vaidman &amp;ldquo;Vous pouvez définir des constantes et vous pouvez avoir des intuitions sur ce qui se passe à l&amp;rsquo;aide du formalisme vectoriel à deux états, mais rien de ce que la mécanique quantique standard ne peut expliquer en fin de compte.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Onur Hosten de l&amp;rsquo;Université de l&amp;rsquo;Illinois à Urbana-Champaign n&amp;rsquo;a pas participé à l&amp;rsquo;expérience et estime que, formalisme vectoriel à deux états ou pas, l&amp;rsquo;effet est produit par le fait qu&amp;rsquo;une mesure faible perturbe inévitablement le système. Faire osciller les miroirs change la longueur des chemins, ce qui détruit l&amp;rsquo;interférence destructive parfaite et permet à la fonction d&amp;rsquo;onde de s&amp;rsquo;échapper. &amp;ldquo;De mon point de vue, c&amp;rsquo;est vraiment intéressant de comprendre pourquoi on obtient ces résultats&amp;rdquo;, dit Hosten, &amp;ldquo;mais il est aussi intéressant qu&amp;rsquo;une mesure faible fournisse des réponses déconcertantes&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="références"&gt;Références:&lt;/h2&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;Tim Wogan &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 26 novembre 2013,  physicsworld.com&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;span class="altmetric-embed" data-badge-type="donut" data-badge-popover="right" data-arxiv-id="1304.7469" style="float: right; margin: 0 0 0.5rem 0.5rem;"&gt;&lt;/span&gt;
Ariel Danan, Demitry Farfurnik, Shimshon Bar-Ad, &amp;amp; Lev Vaidman (2013). Asking photons where have they been ArXiv arXiv:
\[[pdf](http://arxiv.org/pdf/1304.7469v2.pdf)\], soumis à Physical Review Letters&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;Aephraim Steinberg, Amir Feizpour, Lee Rozema, Dylan Mahler and Alex Hayat &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 7 mars 2013, physicsworld.com&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Supernovas à antimatière</title><link>https://drgoulu.com/2012/06/23/supernovas-a-antimatiere/</link><pubDate>Sat, 23 Jun 2012 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2012/06/23/supernovas-a-antimatiere/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 216px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.pourlascience.fr/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2012/images/pls417-216x300_hu_ed631aca529ef7fa.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2012/images/pls417-216x300_hu_ed631aca529ef7fa.webp 216w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 216px" alt="pls417" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;à lire absolument&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;article 
d&amp;rsquo;Avishay Gal-Yam dans le
 de juillet
raconte la séquence de découvertes surprenantes déclanchées par l&amp;rsquo;étude attentive de quelques supernovas particulièrement violentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;abord, l&amp;rsquo;auteur et ses collègues découvrent que des étoiles &amp;ldquo;hypermassives&amp;rdquo; de 100 masses solaires et plus explosent à la fin de leur courte vie, alors que la théorie prédit qu&amp;rsquo;elles ne devraient même pas exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite ils s&amp;rsquo;aperçoivent qu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;endroit où ont pété
,
 ou
, il ne reste qu&amp;rsquo;un gros nuage. A la place de l&amp;rsquo;étoile, il n&amp;rsquo;y a ni trou noir, ni étoile à neutrons, ni petit bout de reste d&amp;rsquo;étoile moribonde, rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, les étoiles
 en commençant par l&amp;rsquo;hydrogène, et quand elles en ont trop converti en hélium elles toussent, se contractent, chauffent, et démarrent la fusion de l&amp;rsquo;hélium en carbone, puis produisent de l&amp;rsquo;oxygène. A la fin de cette phase, les petites étoiles comme le Soleil ne chauffent plus assez pour continuer et s&amp;rsquo;éteignent lentement. Celles qui font plus de 10 masses solaires continuent en fusionnant l&amp;rsquo;oxygène en silicium, puis en fer. Et la
s&amp;rsquo;arrête là, car la fusion du fer ne produit pas d&amp;rsquo;énergie.  L&amp;rsquo;étoile s&amp;rsquo;effondre littéralement sur elle même en fusionnant brutalement ce qu&amp;rsquo;il lui reste d&amp;rsquo;atomes légers en une magnifique supernova, laissant sur place une boule de fer qui peut se transformer en étoile à neutrons voire en trou noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une évolution différente a été calculée dans les années 1960 pour des étoiles de plus de 140 masses solaires, mais comme on pensait que ces étoiles n&amp;rsquo;existaient pas, on l&amp;rsquo;avait un peu oubliée : la
 
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon cette théorie, ces étoiles une fois parvenues au stade de l&amp;rsquo;oxygène ne passent pas à la production de silicium car leur coeur ne se comprime pas assez. Mais les photons y sont assez énergétiques pour
 d&amp;rsquo;électrons et de
 selon la célèbre équation d&amp;rsquo;Albert m=E/c². Paradoxalement, l&amp;rsquo;énergie est donc &amp;ldquo;absorbée&amp;rdquo; sous forme de matière et d&amp;rsquo;antimatière, ce qui diminue la pression de radiation au cœur de l&amp;rsquo;étoile, lequel peut s&amp;rsquo;effondrer à loisir pendant quelques secondes. Et la fusion de l&amp;rsquo;oxygène démarre dans un cœur en train de se contracter et de surchauffer sous l&amp;rsquo;effet de l&amp;rsquo;annihilation des positrons qui se retrouveraient coincés contre des électrons. L&amp;rsquo;énergie dégagée en quelques minutes étant supérieure à l&amp;rsquo;énergie potentielle de gravitation de l&amp;rsquo;énorme étoile, sa matière est intégralement dispersée dans l&amp;rsquo;espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est parfaitement conforme aux observations récentes. D&amp;rsquo;autre part, la théorie prévoit que l&amp;rsquo;explosion produit du nickel 56 radioactif, qui se désintègre en cobalt 56 puis en fer 56 stable, ce qui produit également une quantité considérable d&amp;rsquo;énergie plusieurs dizaines de jours après l&amp;rsquo;explosion. Re-conforme aux observations. Pour fixer les idées, SN2007bi a produit environ 7 masses solaires de nickel 56 ! Ca c&amp;rsquo;est du déchet radioactif, les amis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A part cet extraordinaire phénomène, j&amp;rsquo;ai particulièrement aimé cet article du Pour la Science car il décrit la démarche des chercheurs, en principe rigoureuse mais tellement soumise aux aléas. La recherche, c&amp;rsquo;est aussi un ciel couvert qui ne permet de 15 mins d&amp;rsquo;observation pendant la nuit qu&amp;rsquo;on a réservée des mois à l&amp;rsquo;avance. Ce sont des voyages et des rencontres avec d&amp;rsquo;autres chercheurs pour vérifier les résultats, ou des confrères sceptiques sur les orientations de la recherche. Au total, 50 ans ont passé entre l&amp;rsquo;hypothèse théorique et sa validation&amp;hellip; Avec la science, faut pas être pressé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire absolument.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="références"&gt;Références:&lt;/h2&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;A. Gal-Yam,
, 2012, 
 , p 20-25&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="altmetric-embed" data-badge-type="donut" data-badge-popover="right" data-doi="10.1103/PhysRevLett.18.379" style="float: right; margin: 0 0 0.5rem 0.5rem;"&gt;&lt;/span&gt;
Z. Barkat, G. Rakavy &amp;amp; N. Sack, &amp;ldquo;Dynamics of supernova explosion resulting from pair formation&amp;rdquo;, 1967 Phys. Rev. Lett. 18, 379–381 DOI :
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="altmetric-embed" data-badge-type="donut" data-badge-popover="right" data-doi="10.1038/nature08579" style="float: right; margin: 0 0 0.5rem 0.5rem;"&gt;&lt;/span&gt;
A. Gal-Yam, P. Mazzali, E.O. Ofek, P.E. Nugent,S.R. Kulkarni, M.M. Kasliwal, R.M. Quimby, et al. &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2009 Nature, 462(7273), 624-7. Nature Publishing Group. doi:10.1038/nature08579&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Et un ordinateur quantique, un !</title><link>https://drgoulu.com/2011/05/19/et-un-ordinateur-quantique-un/</link><pubDate>Thu, 19 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2011/05/19/et-un-ordinateur-quantique-un/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 320px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2011/images/d_wave_one_system_hu_e27d5258535b305d.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2011/images/d_wave_one_system_hu_e27d5258535b305d.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2011/images/d_wave_one_system_hu_300163d29539b717.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2011/images/d_wave_one_system_hu_193e93bb96200ff.webp 692w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 320px" alt="Et en plus il a de la gueule. Enfin, autant qu&amp;#39;une boite noire éclairée par des LED bleues..." loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;Et en plus il a de la gueule. Enfin, autant qu&amp;rsquo;une boite noire éclairée par des LED bleues&amp;hellip;&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;La vague idée de l&amp;rsquo;
 est née dans les années 1970 à l&amp;rsquo;image d&amp;rsquo;une boutade de Richard Feynman:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Nature is not classic, dammit, and if you want to make a simulation of nature you&amp;rsquo;d better make it quantum mechanical and by golly it is a wonderful problem.&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ca paraissait être de la science-fiction pendant quelques décennies et voilà c&amp;rsquo;est fait : après quelques
et un partenariat avec Google, l&amp;rsquo;entreprise canadienne
le premier ordinateur quantique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le D-Wave One est doté d&amp;rsquo;un processeur à 128
 &amp;ldquo;
&amp;rdquo; baptisé &amp;ldquo;Rainier&amp;rdquo;, spécialisé dans la résolution de problèmes d&amp;rsquo;
discrète, une classe de problèmes &amp;ldquo;NP&amp;rdquo; (Non Polynomial), dont la résolution est très lente voire impossible sur un ordinateur classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Rainier&amp;rdquo; n&amp;rsquo;a pas grand chose à voir avec la puce de nos PC : il utilise des
supraconductrices pour générer les qubits et exploite le
pour accéder à leur état. Les qubits effectuent ensuite l&amp;rsquo;optimisation par une méthode de &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. Toutes ces notions sont bien éloignées du pain quotidien des informaticiens d&amp;rsquo;aujourd&amp;rsquo;hui&amp;hellip;. D&amp;rsquo;ailleurs un ordinateur quantique ne se &amp;ldquo;programme&amp;rdquo; pas réellement, il doit plutôt être configuré pour résoudre un problème donné, un peu à la manière des bons vieux
.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 393px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2011/images/ordinateur-quantique-L-UAkw55_hu_69ec8e62fa5a1a2b.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2011/images/ordinateur-quantique-L-UAkw55_hu_69ec8e62fa5a1a2b.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2011/images/ordinateur-quantique-L-UAkw55_hu_bd02be4a03c06d29.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2011/images/ordinateur-quantique-L-UAkw55_hu_9e79c07e45544e8c.webp 760w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 393px" alt="Vue de Rainier, le processeur du D-Wave One" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;Vue de &amp;quot;Rainier&amp;quot;, le processeur du D-Wave One&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Avec un prix catalogue de 10 millions de dollars, le D-Wave One s&amp;rsquo;adresse aux entreprises ayant un problème très particulier à résoudre. Tellement particulier qu&amp;rsquo;un ordinateur à 10 millions de dollars n&amp;rsquo;y parvient pas. J&amp;rsquo;aurais tendance à dire que le marché me semble limité, mais je m&amp;rsquo;en voudrais de répéter une erreur célèbre:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Je pense qu&amp;rsquo;il y a un marché mondial pour quelque chose comme 5 ordinateurs.&amp;rdquo; (Thomas Watson, président d&amp;rsquo;IBM, 1943)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Edit du 28.9.2012 suite au commentaire de Manu : cette phrase n&amp;rsquo;est
)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références"&gt;Références:&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;M. W. Johnson et al &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2011, Nature R. 473, pp 194–198&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;Newns &amp;amp; Tsuei, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2002, United States Patent 6495854&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, le blog de D-Wave&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-4"&gt;&lt;/span&gt;&amp;ldquo;Catching quantum mechanics in the act…&amp;rdquo; sur &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, le blog de D-Wave&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-5"&gt;&lt;/span&gt;Hartmut Neven, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, 2009, Google Research Blog&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-6"&gt;&lt;/span&gt;page &amp;ldquo;
&amp;rdquo; sur Wikipedia&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-7"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur The Stony Brook Algorithm Repository&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Combien de décimales de Pi en physique</title><link>https://drgoulu.com/2011/05/15/combien-de-decimales-de-pi-en-physique/</link><pubDate>Sun, 15 May 2011 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2011/05/15/combien-de-decimales-de-pi-en-physique/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 264px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/jorel314/4432547614/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2011/images/4432547614_68930bc76f_d_hu_b08f8cfc7fbd77ce.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2011/images/4432547614_68930bc76f_d_hu_b08f8cfc7fbd77ce.webp 264w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 264px" alt="" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;A la lecture de &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, je me suis interrogé sur le nombre de décimales de réellement π nécessaires en physique. A priori il n&amp;rsquo;est pas nécessaire de connaitre π avec une précision supérieure à celle d&amp;rsquo;autres grandeurs mesurées, alors quelles sont les expériences de haute précision faisant intervenir π explicitement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;en ayant aucune idée, j&amp;rsquo;en ai profité pour tester un site découvert par hasard en y
. Je n&amp;rsquo;ai pas été déçu : en quelques heures j&amp;rsquo;ai reçu des réponses de très bon niveau, dont celle de 
que je vous traduis ci-dessous:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Pi est très loin d&amp;rsquo;être le seul nombre dont nous ayons besoin en physique. Les prédictions théoriques typiques dépendent de nombreux autres nombres mesurés, calculés (ou les deux) que pi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il est vrai qu&amp;rsquo;on doit substituer la bonne valeur de pi pour obtenir les bonnes prédictions. Donc la bonne réponse à votre question est la prédiction théorique vérifiée avec la plus grande précision que nous ayons dans la physique à ce jour, à savoir le
de l&amp;rsquo;électron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines unités naturelles le moment magnétique anomal de l&amp;rsquo;électron est exprimé par un facteur g qui est légèrement supérieur à 2. Expérimentalement
:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;g/2 = 1.00115965218111±0.00000000000074&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Theoriquement, g/2 est donné par g/2 = 1 + α/2π + …&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;où le premier terme  α/2π a été obtenu par
en 1948, et beaucoup d&amp;rsquo;autres termes plus petits sont connus aujourd&amp;rsquo;hui. les prédictions théoriques correspondent aux mesures expérimentales dans la minuscule marge d&amp;rsquo;erreur; l&amp;rsquo;incertitude théorique contient l&amp;rsquo;effet de nouvelles espèces de
dont les masses et couplages n&amp;rsquo;ont pas encore été éclaircies. Ceci nécessite, parmi beaucoup, beaucoup d&amp;rsquo;autres choses, d&amp;rsquo;introduire la bonne valeur de π dans la première correction de Schwinger α/2π. Vous avez besoin de 9 à 10 décimales de π pour que cette correction entre dans l&amp;rsquo;erreur expérimentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc en pratique, π≈3.141592654 serait OK partout dans la partie testable de la physique. Cependant, les physiciens théoriciens ont évidemment besoin de faire des calculs plus précis s&amp;rsquo;ils ne peuvent le faire analytiquement, pour voir ce qui se passe avec leurs formules.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Impressionnant, non ? Il faut dire que les sous-sites de 
utilisent un système sophistiqué de &amp;ldquo;réputation&amp;rdquo; donnant peu à peu plus de pouvoirs aux contributeurs constructifs, et écartant les
. Certains forums dont je 
devraient s&amp;rsquo;en inspirer&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon j&amp;rsquo;ai aussi reçu un petit commentaire intriguant sous la forme d&amp;rsquo;une citation (traduite par mes soins):&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Le lecteur pourrait souhaiter suivre le conseil de l&amp;rsquo;un des auteurs d&amp;rsquo;ignorer les différents facteurs de V; ils ne jouent pas de rôle crucial. De plus, le lecteur moins ambitieux pourrait aussi souhaiter d&amp;rsquo;ignorer tous les facteurs de &lt;strong&gt;π, l&amp;rsquo;ainsi nommée approximation du petit cercle&lt;/strong&gt;.&amp;rdquo;
&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quoi ! Des physiciens osent traiter π d&amp;rsquo;approximation ? à suivre&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références"&gt;Références:&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;B. Odom, D. Hanneke, B. D’Urso, G. Gabrielse,&amp;quot;
&amp;quot;, Physical Review Letter 030801, 2006&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;Edward W. Kolb
, Michael Stanley Turner, &amp;ldquo;
&amp;quot;, Westview Press, 1994&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>La réalité est-elle digitale ou analogique ?</title><link>https://drgoulu.com/2011/03/30/la-realite-est-elle-digitale-ou-analogique/</link><pubDate>Wed, 30 Mar 2011 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2011/03/30/la-realite-est-elle-digitale-ou-analogique/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 201px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/maistora/5162217634/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2011/images/4e33f9d9b863d16f7ddd3e4fa09660e3_hu_af4852fccf8ad272.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2011/images/4e33f9d9b863d16f7ddd3e4fa09660e3_hu_af4852fccf8ad272.webp 201w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 201px" alt="images/4e33f9d9b863d16f7ddd3e4fa09660e3.jpg" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;&amp;quot;Deconstitutionalisation 29&amp;quot; par maistora sur Flickr&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est le sujet du 
, motivé par cette réflexion*:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Alors que la physique classique - ainsi que le calcul différentiel qui lui sert de fondations - est basé sur les nombre réels et leur ensemble continu de valeurs, la mécanique quantique indique que certaines quantités physiques ne peuvent prendre que des valeurs discrètes et dénombrables. En conséquence, plusieurs approches actuelles des questions fondamentales de la physique et de la cosmologie soutiennent de nouvelles visions de la nature discrètes ou &amp;ldquo;digitales&amp;rdquo;. Ce concours d&amp;rsquo;essais pose cette question : la Nature est-elle fondamentalement continue, ou discrète, et comment ces deux conceptions contradictoires mais très utiles pourraient être réconciliées ?&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Les essais doivent aborder une ou plusieurs des aspects suivants:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Comment un espace-temps ou un autre continuum doté de symétries continues peut-il émerger d&amp;rsquo;une description &amp;ldquo;digitale&amp;rdquo; ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelle est la nature de l&amp;rsquo;epace ? Comment un univers discret pourrait-il être en expansion sans que sa discrétisation ne devienne évidente ? Ou : devient-elle évidente ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles sont les implications de minima de longueur, de temps ou d&amp;rsquo;énergie, et comment pourrions nous les observer aujourd&amp;rsquo;hui ? Ou : ceci est-il une mauvaise manière de voir la discrétisation fondamentale ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un univers infini de quelque manière est-il incompatible avec une description digitale ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment une description digitale est-elle consistante avec l&amp;rsquo;&amp;ldquo;écoulement&amp;rdquo; du temps ? Comment fonctionne la causalité ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le Monde peut-il est modélisé par ( ou être&amp;hellip; ) un calcul digital ? Ou nous amène cette image ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les modèles discrets simples comme les automates cellulaires sont-ils des approches efficaces en physique ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Y&amp;rsquo;a-t-il une profonde raison fondamentale pour laquelle la réalité doit être purement analogique, ou pourquoi doit-elle être digitale ?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Plus de 100 scientifiques du monde entier ont concouru en soumettant autant d&amp;rsquo;
. Impossible de les résumer ici, d&amp;rsquo;autant que je n&amp;rsquo;en ai parcouru qu&amp;rsquo;une poignée. Quelques mots sur trois d&amp;rsquo;entre eux, sélectionnés selon des critères purement subjectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julian Barbour est le
sur &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. Voici l&amp;rsquo;abstract de son essai &amp;ldquo;
&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Avec son aphorisme &amp;ldquo;it from bit&amp;rdquo;,
a prétendu que toute chose physique, n&amp;rsquo;importe quel &amp;ldquo;it&amp;rdquo;, trouve sa véritable existence uniquement dans de l&amp;rsquo;information susceptible d&amp;rsquo;être captée par un détecteur via des réponses oui/non à des &amp;ldquo;bits&amp;rdquo; de choix quantiques. Dans cet esprit, beaucoup de théoriciens donnent aujourd&amp;rsquo;hui une priorité ontologique à l&amp;rsquo;information. Pour tester cette idée, J&amp;rsquo;identifie trois sortes distinctes d&amp;rsquo;information et trouve que les choses priment sur l&amp;rsquo;information. En examinant ce que Wheeler voulait dire par &amp;ldquo;it&amp;rdquo; et &amp;ldquo;bit&amp;rdquo; m&amp;rsquo;a conduit à inverser son aphorisme: &amp;ldquo;bit&amp;rdquo; dérive de &amp;ldquo;it&amp;rdquo;. Je soutiens que ceci affaiblit, mais ne détruit pas nécessairement l&amp;rsquo;argument selon lequel la nature est fondamentalement digitale et la continuité ne serait qu&amp;rsquo;une illusion. Il y aurait aussi des implications sur l&amp;rsquo;interprétation de la mécanique quantique et la nature du temps, la causalité et le monde.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Selon
, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. C&amp;rsquo;est grâce à lui que j&amp;rsquo;ai (re-)découvert ce concours d&amp;rsquo;essais car il est l&amp;rsquo;un des coauteurs de
, j&amp;rsquo;y reviendrai très très bientôt. De plus il travaille pour Wolfram Research, et à part le génial Mathematica et le non moins génial  
,
est l&amp;rsquo;un des supporters d&amp;rsquo;un univers digital du type &amp;ldquo;automate cellulaire&amp;rdquo; abordé dans son livre (contesté) &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. Retour à Zenil : voilà l&amp;rsquo;abstract de son essai:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Je propose la notion selon laquelle l&amp;rsquo;univers est digital, non comme revendication sur ce dont il est fait, mais plutôt sur la manière dont il se révèle. L&amp;rsquo;argumentation se base sur les concepts de rupture de symétrie et de probabilité algorithmique qui seront utilisés comme outils pour comparer la manière dont les structures sont distribuées dans notre monde avec leur distribution dans un univers digital simulé. Ces concepts fourniront un cadre pour une discussion sur la nature informationnelle de la réalité. Je soutiens que si l&amp;rsquo;univers était analogique, le monde serait principalement aléatoire, le rendant largement incompréhensible. Le modèle digital a cependant une beauté inhérente dans la l&amp;rsquo;imposition d&amp;rsquo;une limite supérieure de la puissance de calcul et la convergence vers un niveau maximum de sophistication. Même s&amp;rsquo;il est déterministe, &amp;ldquo;digital&amp;rdquo; n&amp;rsquo;implique pas que le monde soit trivial ou prédictible, mais plutôt qu&amp;rsquo;il est construit sur la base d&amp;rsquo;opérations très simples à petite échelle mais qui paraissent complexes ou même aléatoires à grande échelle, mais seulement en apparence.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans &amp;ldquo;
&amp;rdquo; de Stefan Weckbach, c&amp;rsquo;est clairement le titre qui a attiré l&amp;rsquo;ingénieur que je suis. Pour moi,
, et Stefan Weckbach propose une manière assez simple et séduisante de vérifier si l&amp;rsquo;Univers est calculé dans un ordinateur : essayer de construire un ordinateur encore plus puissant! En se basant sur
de
(celui de &amp;ldquo;
&amp;quot;) , il estime qu&amp;rsquo;une simulation de l&amp;rsquo;univers entier depuis le Big Bang nécessite environ 10123 opérations binaires. Or si on arrivait à construire un
utilisant environ 500 particules intriquées, il serait capable de réaliser en un temps humainement raisonnable nettement plus que ces 10123 opérations binaires, par exemple pour factoriser un
. Si on arrive à faire ça, ça prouve que notre univers n&amp;rsquo;est pas calculé. Si on n&amp;rsquo;y arrive pas alors que notre ordinateur quantique fonctionne bien avec moins de 500 particules intriquées, ça voudra dire que notre univers est calculé par une machine pas assez puissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Holà ! les
vont se réveiller : ça pourrait aussi faire planter le système&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note* : traductions effectuées par Dr. Goulu dans la mesure de ses modestes connaissances. N&amp;rsquo;hésitez pas à corriger ou préciser via commentaires svp.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le temps est-il une illusion ?</title><link>https://drgoulu.com/2010/11/21/le-temps-est-il-une-illusion/</link><pubDate>Sun, 21 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2010/11/21/le-temps-est-il-une-illusion/</guid><description>&lt;p&gt;
C&amp;rsquo;est le thème du
, qui vaut vraiment la peine que vous vous précipitiez dans le kiosque le plus proche. Vous y retrouverez des idées et auteurs déjà mentionnés sur &amp;ldquo;Dr. Goulu&amp;rdquo; ou sur &amp;ldquo;
&amp;quot;,  plus de nombreux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &amp;ldquo;L&amp;rsquo;instant présent, unique mais banal&amp;rdquo;, Étienne Klein montre le statut très particulier du présent par rapport au passé et au futur. Physicien suivant une approche essentiellement philosophique et citant notamment &amp;ldquo;
&amp;rdquo; de McTaggart, Klein introduit de façon assez convaincante
du temps, selon laquelle seul le présent existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;article de
intitulé &amp;ldquo;Le temps-est-il une illusion ?&amp;rdquo; est un pont dans l&amp;rsquo;autre sens entre physique et philo, car Callender est prof de philo mais &amp;lsquo;appuie son discours sur de nombreuses notions de physique. J&amp;rsquo;ai un peu de la peine à le suivre cependant lorsqu&amp;rsquo;il prétend que &amp;ldquo;le temps est passé à la trappe en 1915&amp;rdquo; lorsqu&amp;rsquo;Albert a montré qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;existait pas UN temps absolu, ni plus loin lorsqu&amp;rsquo;il montre qu&amp;rsquo;une &amp;ldquo;tranche&amp;rdquo; d&amp;rsquo;espace-temps coupée perpendiculairement au temps est plus cohérente et simple qu&amp;rsquo;une tranche coupée parallèlement au temps. Il me semble que ça doit résulter tout bonnement du fait que dans l&amp;rsquo;
, le
d&amp;rsquo;une part, et que d&amp;rsquo;autre part ce que nous appelons &amp;ldquo;présent&amp;rdquo; est une
&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Egalement, lorsque Callender affirme que l&amp;rsquo;
est dépourvue de variable temporelle, il me semble qu&amp;rsquo;il va un peu vite. Pour le peu que j&amp;rsquo;en aie compris, cette équation décrit toutes les probabilités qu&amp;rsquo;un Univers dans un état donné passe dans un autre état. Elle décrit donc tous les univers possibles en même temps, ce qui la rend populaire auprès des adeptes des univers parallèles, multiples, superposés et autres mousses d&amp;rsquo;univers. Mais pour décrire l&amp;rsquo;évolution du seul Univers dans lequel j&amp;rsquo;ai le plaisir de vivre, il faut décrire les corrélations entre les événements que nous observons, et comme le reconnait tout de même Callender, il est pratique de &amp;ldquo;définir une entité nommée temps et tout y relier&amp;rdquo;. Callender voit ce temps comme purement virtuel, fictif, peut être parce que la notion de seconde ou de durée est effectivement absente des lois de la physique. Pour ma part, je me demande si ce n&amp;rsquo;est pas simplement un
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que Callender avait participé aux
avec &amp;ldquo;
&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans  &amp;ldquo;la disparition du temps en relativité&amp;rdquo;, Marc Lachièze- Rey détaille un peu mieux la profonde remise en question du temps induite par la théorie d&amp;rsquo;Albert. L&amp;rsquo;article montre de façon convaincante que la notion de durée n&amp;rsquo;a plus de sens depuis 1905. Selon la fin de l&amp;rsquo;article &amp;ldquo;la relativité à définitivement condamné la plupart  &lt;strong&gt;des propriétés&lt;/strong&gt; du temps et des notions qui s&amp;rsquo;y rapportent. Il y a toutes les raisons de penser que cette disparition est fondamentale&amp;rdquo; alors que le passage mis en évidence dans le journal est &amp;ldquo;il y a toutes les raisons de penser que la disparition &lt;strong&gt;du temps&lt;/strong&gt; est fondamentale&amp;rdquo;, ce qui me semble un raccourci rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la relativité a remis en question les notions de simultanéité et de chronologie, c&amp;rsquo;est en conférant au temps le statut assez rigoureux de dimension dans l&amp;rsquo;espace de Minkowski&amp;hellip; S&amp;rsquo;il est aujourd&amp;rsquo;hui possible de formuler une théorie sans temps, voire sans métrique, il me semble qu&amp;rsquo;il reste à la valider par des observations avant d&amp;rsquo;enterrer le temps lui-même&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs précédents se réfèrent à plusieurs fois à Carlo Rovelli, qui signe l&amp;rsquo;article &amp;ldquo;s&amp;rsquo;affranchir du temps&amp;rdquo; après &amp;ldquo;
&amp;rdquo; présenté au concours fq(x). Ce professeur de physique à l’Université de Marseille explique bien pourquoi l&amp;rsquo;existence même du temps est remise en question : &amp;ldquo;je suis convaincu que pour conceptualiser la temporalité, le devenir et l&amp;rsquo;évolution d&amp;rsquo;une manière qui soit compatible tant avec la mécanique quantique qu&amp;rsquo;avec la relativité générale (&amp;hellip;) la meilleure option est d&amp;rsquo;abandonner la notion de temps toute entière.&amp;rdquo; Mais Rovelli reconnaît qu&amp;rsquo;après avoir supprimé le temps pour permettre la fusion des deux théories les plus solides de la physique du point de vue mathématique, il faut pouvoir expliquer notre perception évidente de ce que nous nommons &amp;ldquo;temps&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rovelli commence par distinguer deux classes de phénomènes physiques : ceux dans lesquels le temps peut être inversé sans difficulté, comme le mouvement des planètes et autres systèmes mécaniques, et ceux dans lesquels le temps est irréversible, essentiellement dans les phénomènes thermodynamiques. Il présente ensuite sa conception du &amp;ldquo;temps thermique&amp;rdquo;, selon laquelle notre sensation d&amp;rsquo;écoulement du temps est provoquée par les lois de la thermodynamique. J&amp;rsquo;aime beaucoup cette idée pour 
.Le point qui me perturbe, c&amp;rsquo;est justement cette distinction trop nette entre phénomènes réversibles et thermodynamiques. Un jeu de billard, c&amp;rsquo;est mécanique ou thermodynamique ? Les orbites des planètes, ça à l&amp;rsquo;air mécanique, mais à long terme,
&amp;hellip; L&amp;rsquo;approche de Rovelli permet-elle de décrire aussi bien les phénomènes évoluant en microsecondes que ceux étalés sur des millions d&amp;rsquo;années ? Il faudrait que je lise &amp;ldquo;
&amp;rsquo;&amp;rdquo; pour aller plus loin. (voir aussi &amp;ldquo;temps de tomita&amp;rdquo;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question cruciale de la réversibilité de certains phénomènes et de l&amp;rsquo;irréversibilité d&amp;rsquo;autres est abordée par Roger Ballan dans &amp;ldquo;le paradoxe de l&amp;rsquo;irréversibilité&amp;rdquo;. Il y fait le lien entre la &amp;ldquo;flèche du temps&amp;rdquo;, la thermodynamique et la théorie de l&amp;rsquo;information en considérant un gaz formé de N particules confinées dans un volume A puis libérées dans un volume B double, et en montrant que l&amp;rsquo;augmentation d&amp;rsquo;entropie chère à
correspond à une  incertitude croissante sur l&amp;rsquo;état des N particules.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 500px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/martinroell/427167382/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2010/images/47f8a25d1963713584ffed918319132a_hu_a1c7512ecefa3a8e.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2010/images/47f8a25d1963713584ffed918319132a_hu_a1c7512ecefa3a8e.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2010/images/47f8a25d1963713584ffed918319132a_hu_127d46505acf3499.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2010/images/47f8a25d1963713584ffed918319132a_hu_af7193c61b68dc60.webp 500w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 500px" alt="Tombe de Boltzmann à Vienne par martinroell sur flickr" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Tombe de Boltzmann à Vienne par martinroell sur flickr&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Je suis resté un peu sur ma faim à la fin car j&amp;rsquo;espérais un développement de ce lien pour aboutir à une véritable proposition sur la nature du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &amp;ldquo;présent&amp;rdquo; ne pourrait-il pas être une sorte de &amp;ldquo;
&amp;rdquo; où l&amp;rsquo;information probabiliste sur le futur se &amp;ldquo;condense&amp;rdquo; en certitude sur le passé ? Dans cette vision &amp;ldquo;no-futuriste&amp;rdquo; qui est la mienne actuellement, la mécanique quantique décrirait en quelque sorte cette condensation limitée à la surface d&amp;rsquo;un bloc d&amp;rsquo;espace-temps qui croît en figeant l&amp;rsquo;information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit un passionnant article de Marie-Hélène Schune : &amp;ldquo;Du sens du temps à la violation de la symétrie CP&amp;rdquo;. (Pour une introduction au sujet, ne manquez pas de (re-) lire mon article &amp;ldquo;
&amp;rdquo; dont je suis très fier mais qui n&amp;rsquo;a reçu que peu d&amp;rsquo;écho, à mon grand désespoir ). Mme Schune travaillant au
du CERN** (), son article parle beaucoup d&amp;rsquo;antimatière*, donc de la faible rupture de la symétrie CP. Mais elle explique aussi que la rupture de la symétrie T, donc la direction de la &amp;ldquo;flèche du temps&amp;rdquo;, est fondamentalement liée à la CP (puisque la symétrie CPT est absolument conservée). Si je comprends bien, dans un Univers parfaitement symétrique, non seulement la matière et l&amp;rsquo;anti-matière se seraient annihilés mutuellement au moment du Big Bang, mais le temps n&amp;rsquo;aurait alors même pas commencé à s&amp;rsquo;écouler, donc il n&amp;rsquo;y aurait pas eu de Big Bang&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Mesurer le temps avec des atomes&amp;rdquo; de Christophe Salomon est un régal pour les suisses ou tous autres passionnés d&amp;rsquo;horlogerie. Il y explique le fonctionnement des horloges atomiques au césium actuelles, utilisées pour la définition même de la
ainsi que dans les
, puis décrit les horloges optiques en développement, qui atteindront des précisions encore supérieures pour des applications plus nombreuses et variées qu&amp;rsquo;on ne l&amp;rsquo;imagine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Les paradoxes temporels&amp;rdquo; de Philippe Boulanger décrit les diverses variantes de scénarios rencontrés dans les romans et
de voyages dans le temps, ainsi que d&amp;rsquo;autres paradoxes célèbres liés au temps comme &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. Cet article m&amp;rsquo;a rappelé une réflexion que je m&amp;rsquo;étais faite en lisant l&amp;rsquo;excellent &amp;ldquo;Au pays des paradoxes&amp;rdquo; de Jean-Paul Delahaye : le temps joue un rôle crucial dans tous les paradoxes, et d&amp;rsquo;ailleurs en logique, où tous les énoncés se font par étapes, au cours d&amp;rsquo;un temps très quantifié. Il y a aussi peu de paradoxes &amp;ldquo;à temps continu&amp;rdquo; que de raisonnements réversibles dans le temps. Faut que je demande à
ce que le philosophe en pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin
pose LA bonne question : &amp;ldquo;Peut-on créer une machine à remonter le temps ?&amp;rdquo; reprise de son livre dont j&amp;rsquo;ai
. Certes la machine envisagée par Davies nécessite une technologie beaucoup plus avancée, de l&amp;rsquo;énergie en quantité phénoménale et l&amp;rsquo;accès à diverses bricoles telles qu&amp;rsquo;un trou noir, mais son propos est de montrer que c&amp;rsquo;est en théorie possible, pour autant que nous vivions dans un univers-bloc strict (où le futur existe au même titre que le passé et où tout est donc prédéterminé, le libre-arbitre étant une illusion due à notre ignorance) où que nous vivions à la surface d&amp;rsquo;un bloc no-futuriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c&amp;rsquo;est là que je vois l&amp;rsquo;intérêt de la &amp;ldquo;proposition&amp;rdquo; de Paul Davies : elle va dans la direction d&amp;rsquo;une vérification expérimentale de la nature du temps. On pourra peut-être concevoir bientôt une expérience de physique permettant de départager éternalistes et présentistes. Ce ne sera peut-être pas mon double surgissant d&amp;rsquo;une spirale colorée pour me serrer la pince, mais peut-être juste une particule piégée dans une &amp;ldquo;boucle de genre temps&amp;rdquo;, ou une réalisation subtile d&amp;rsquo;un
, mais au moins on saura&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs ce qui m&amp;rsquo;a frappé dans cet excellent &amp;ldquo;Pour la Science&amp;rdquo; : les défenseurs du temps sont plutôt des expérimentateurs, alors que les théoriciens sont plutôt enclins à l&amp;rsquo;éliminer parce que sa simplifie les équations de la
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, j&amp;rsquo;aurais bien aimé que 
écrive aussi un article dans ce journal. Sean tient l&amp;rsquo;excellent blog &amp;ldquo;
&amp;rdquo; qui m&amp;rsquo;a lancé sur le sujet du temps, et son essai &amp;ldquo;
&amp;rdquo;
au concours fq(x). Il défend le temps dans une
et dans
où il se livre au même jeu que les présentistes, mais à l&amp;rsquo;envers : il élimine mathématiquement l&amp;rsquo;espace des équations de la physique et montre que tout est plus simple et cohérent en ne gardant que le temps comme dimension fondamentale :-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &amp;ldquo;Pour la Science&amp;rdquo; contient encore d&amp;rsquo;autres articles, notamment sur le temps biologique, neurologique ou en ethnologie, mais si j&amp;rsquo;avais attendu de les lire avant d&amp;rsquo;écrire cet article, il n&amp;rsquo;y aurait plus eu de numéros en kiosque, alors courez !&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="notes"&gt;Notes:&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;*Le CERN vient d&amp;rsquo;ailleurs de réaliser une importante avancée dans l&amp;rsquo;étude de l&amp;rsquo;antimatière en parvenant à
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;** Chouette 
de Marie-Hélène Schune, en particulier le passage sur la direction de recherches&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Le premier demi-vortex de l&amp;#039;Univers ?</title><link>https://drgoulu.com/2009/11/28/le-premier-demi-vortex-de-lunivers/</link><pubDate>Sat, 28 Nov 2009 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2009/11/28/le-premier-demi-vortex-de-lunivers/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 240px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/vin60/2241973611/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/916ae4300107284609b2380abd495680_hu_ca2d0d10969de852.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/916ae4300107284609b2380abd495680_hu_ca2d0d10969de852.webp 240w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 240px" alt="" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;
, du laboratoire d&amp;rsquo;Opto-électronique Quantique de l&amp;rsquo;EPFL vient de parvenir à créer des &amp;ldquo;demi-vortex&amp;rdquo;, un phénomène quantique compliqué prédit par la théorie en 1985. Je ne me risque pas à une explication,
me parait très bien pour ceux qui ne sont pas capables de piger
paru dans Science. Vous pouvez aussi
consacrée à cette découverte par l&amp;rsquo;émission Impatience de la RSR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m&amp;rsquo;intéresse dans ce type de phénomènes physiques  très fondamentaux, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;ils ne peuvent pas exister dans la nature, nulle part dans l&amp;rsquo;Univers. Ils n&amp;rsquo;ont même jamais pu exister car l&amp;rsquo;Univers a toujours été trop chaud. Au CERN, on reproduit des conditions qui existaient dans les premières fractions de pouillèmes de seconde après le Big Bang, et depuis l&amp;rsquo;Univers refroidit, et la physique étudie tout ce qui s&amp;rsquo;y produit. Mais comme
, comme l&amp;rsquo;endroit le plus froid de l&amp;rsquo;Univers est baigné par le
, les phénomènes qui se produisent proche du zéro absolu dans les labos sont des premières dans l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;Univers. A moins qu&amp;rsquo;une autre civilisation soit plus avancée, quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Excitant, non ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références"&gt;Références:&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;K. G. Lagoudakis et al. &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, Science, 13 November 2009, Vol. 326. no. 5955, pp. 974 - 976&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot;, News EPFL, 12 novembre&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;
sur Wikipedia (anglais)&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>MIROIR | ЯIOЯIM</title><link>https://drgoulu.com/2009/04/04/miroir/</link><pubDate>Sat, 04 Apr 2009 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2009/04/04/miroir/</guid><description>&lt;p&gt;Un long article divisés en quelques Pourquois, Comments et Combiens. On commence en douceur:&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="pourquoi-un-miroir-inverse-t-il-la-gauche-et-la-droite-et-pas-le-haut-et-le-bas-"&gt;Pourquoi un miroir inverse-t-il la gauche et la droite et pas le haut et le bas ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;cette question &amp;ldquo;bête&amp;rdquo; en soulève deux autres moins triviales :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;comment marche un miroir ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;comment définir la &amp;ldquo;gauche&amp;rdquo; et la &amp;ldquo;droite&amp;rdquo; ?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Un miroir réfléchit simplement la lumière en n&amp;rsquo;inversant rien du tout : en face d&amp;rsquo;un miroir, la lumière issue de votre main droite rebondit sur le miroir et arrive à vos yeux par la droite. La lumière venant de vos pieds vous parvient de même par le bas : tout est à sa place. Tout, sauf la &amp;ldquo;profondeur&amp;rdquo; : c&amp;rsquo;est en fait la distance des objets au miroir, autrement dit &amp;ldquo;l&amp;rsquo;avant&amp;rdquo; et &amp;ldquo;l&amp;rsquo;arrière&amp;rdquo; qui sont &amp;ldquo;inversés&amp;rdquo; par
:&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 300px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/kevinsteele/75732228/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/Miroir-2_hu_d8164184c29461b5.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/Miroir-2_hu_d8164184c29461b5.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/Miroir-2_hu_75ae88ffbff38c40.webp 400w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 300px" alt="Toby Reflects par Kevin Steele sur flickr" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Toby Reflects par Kevin Steele sur flickr&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Notre image dans un miroir est donc &amp;ldquo;retournée comme un gant&amp;rdquo; : un gant droit retourné devient un gant gauche, comme nos mains dans le miroir
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt="Toby Reflects par Kevin Steele sur flickr"
srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/827279c3272375d0f65be0d971fa48c8_hu_1aa3e91cb8ce1b1f.webp 160w"
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width="160"
height="240"
loading="lazy" data-zoomable /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si nous nous regardons dans des miroirs artificiels ou naturels depuis pas mal de miliers d&amp;rsquo;années, nous avons toujours de la peine à comprendre que la symétrie ne correspond pas à une rotation (sauf dans un espace de dimension supérieur, comme le note  
). Ce fait bien
n&amp;rsquo;empêche pas certaines de tenter avec obstination d&amp;rsquo;orienter leurs mèches de cheveux à gauche ou à droite alors que personne ne les verra jamais comme elles se voient dans un miroir&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous amène à la seconde partie de la question : les notions de &amp;ldquo;gauche&amp;rdquo; et de &amp;ldquo;droite&amp;rdquo; ont-elles une réalité physique ? Autrement dit, existe-t&amp;rsquo;il des objets ou phénomènes dont l&amp;rsquo;image dans un miroir serait impossible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense tout de suite à l&amp;rsquo;écriture : un texte vu dans un miroir est illisible, ou du moins pas facilement. Mais ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une question de convention : on aurait très bien pu écrire de droite à gauche comme certaines langues, en utilisant des lettres &amp;ldquo;retournées&amp;rdquo;  comme dans cette jolie affiche:&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 500px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.moillusions.com/2009/04/russian-cyrillic-optical-illusion.html" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/49cc43eec955d3b4346e570aec6bacc6_hu_6b22210863a50552.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/49cc43eec955d3b4346e570aec6bacc6_hu_6b22210863a50552.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/49cc43eec955d3b4346e570aec6bacc6_hu_99e9c85ee2f35cc3.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/49cc43eec955d3b4346e570aec6bacc6_hu_25418b1f1e3a87ce.webp 500w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 500px" alt="Du russe ou du ЯIOЯIM ?" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Du russe ou du ЯIOЯIM ?&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;h2 id="comment-expliquer-la-gauche-et-la-droite-aux-extraterrestres-"&gt;Comment expliquer la gauche et la droite aux extraterrestres ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;figure class="alignleft" style="max-width: 267px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="https://www.flickr.com/photos/goulu/sets/72157627617474131/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="images/3ca3bdd4e7bf9b0c9ee3dfaffbb41c12.gif" alt="Page 15 du message de Dutil et Durand [[2]](#ref-2)" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;Page 15 du message de Dutil et Durand. Le message de paix pourrait-être lu à l envers&amp;hellip;&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
La question de la transmission de cette convention est d&amp;rsquo;ailleurs un problème intéressant :  les messages que certains ont envoyé aux extra-terrestres
(
) sont composés de bits que les destinataires sont censés assembler en lignes et en colonnes pour produire des images en noir et blanc. Comment leur dire que les points doivent être disposés de gauche à droite plutôt que de droite à gauche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(On admet qu&amp;rsquo;on ne dispose pas de points de repère communs avec les extra-terrestres, sinon ça serait trop simple&amp;hellip; Disons qu&amp;rsquo;ils vivent sous une couverture nuageuse perpétuelle et ne connaissent rien à l&amp;rsquo;astronomie &amp;hellip;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette question est équivalente à celle posée plus haut : il suffirait de décrire dans le message un objet ou un phénomène physique dont l&amp;rsquo;image dans un miroir ne peut pas exister dans la réalité .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe bien quelques objets déroutants en version &amp;ldquo;miroir&amp;rdquo;, comme les tire-bouchons &amp;ldquo;tourne à gauche&amp;rdquo;  vendus dans les farces et attrapes, mais ils sont tous aussi possibles à réaliser que leur version &amp;ldquo;normale&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une molécule chimique ? Il en existe beaucoup qui ont une forme différente de leur image dans le miroir. Par exemple le sucre existe sous forme de
qui fait tourner le plan de polarisation de la lumière à droite et sous sa forme
 
. La
 des molécules détermine donc parfois leur propriétés physiques, mais &amp;hellip;  tout reste cohérent vu dans un miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets de ces molécules peuvent être très différents selon leur forme dans le miroir : la catastrophe de la
 est due à l&amp;rsquo;énantiomère d&amp;rsquo;un bête calmant, et la L-métamphétamine débouche juste le nez,  alors que  la D-
 a d&amp;rsquo;autres effets&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 350px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/b08047f80fc628cb9e1ce0b3450d06d1_hu_5a091c3c3c44a8e4.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/b08047f80fc628cb9e1ce0b3450d06d1_hu_5a091c3c3c44a8e4.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/b08047f80fc628cb9e1ce0b3450d06d1_hu_df345c2c0395704e.webp 350w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 350px" alt="S-méthamphétamine / L-méthamphétamine" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;D-méthamphétamine / L-méthamphétamine&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;La raison de ceci est que ces molécules interagissent différemment avec les molécules de notre organisme, qui ont elles-mêmes une certaine géométrie plutôt que leur image dans le miroir. Ainsi les êtres vivants sur Terre produisent ou consomme beaucoup plus de D-glucose (ou dextrose) que de L-glucose, et  l&amp;rsquo;ADN présent dans tous les être vivants à la forme d&amp;rsquo;une double hélice tournant dans à droite. Mais il n&amp;rsquo;y a pas de raison fondamentale à ceci : la vie a probablement &amp;ldquo;préféré&amp;rdquo; une forme plutôt qu&amp;rsquo;une autre à ses débuts, et cette &amp;ldquo;brisure de symétrie&amp;rdquo; s&amp;rsquo;est propagée par contagion, mais une biochimie &amp;ldquo;dans le miroir&amp;rdquo; est parfaitement cohérente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;électromagnétisme alors ?  Si on fait passer un courant électrique dans une bobine, on crée un champ magnétique avec un pôle Nord et un pôle Sud. Si la bobine est bobinée à l&amp;rsquo;envers, les pôles Nord et Sud sont inversés.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 600px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.intellego.fr/soutien-scolaire-1ere-s/aide-scolaire-physique/fiche-physique-premiere-18-champ-magnetique-dans-un-solenoide-/20653" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/0ae97d9c721ca421636f9fb86cbe6547_hu_a87a64f5df60dc65.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/0ae97d9c721ca421636f9fb86cbe6547_hu_a87a64f5df60dc65.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/0ae97d9c721ca421636f9fb86cbe6547_hu_b5436247b37a2699.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/0ae97d9c721ca421636f9fb86cbe6547_hu_d84208590bf0487d.webp 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 600px" alt="La main droite, pouce écarté, tient le solénoïde. Le courant sort par les doigts et le pouce oriente le vecteur champ mégnétique." loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;La main droite, pouce écarté, tient le solénoïde. Le courant sort par les doigts et le pouce oriente le vecteur champ mégnétique.&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Oui&amp;hellip; mais les notions de pôles magnétiques &amp;ldquo;Nord&amp;rdquo; et &amp;ldquo;Sud&amp;rdquo; sont tout à fait conventionnelles (jusqu&amp;rsquo;à ce qu&amp;rsquo;on trouve un
) : le schéma ci-dessus reste parfaitement cohérent vu dans un miroir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="combien-de-fêlures-dans-les-miroirs-de-la-physique-"&gt;Combien de fêlures dans les miroirs de la physique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu&amp;rsquo;en 1956,  l&amp;rsquo;Univers observé dans un miroir était parfaitement cohérent. De fait, 3 des
ont une
parfaite. Mais en 1956,  Mme
démontra une 
concernant la 4ème force, l&amp;rsquo;
. Lors de désintégration β d&amp;rsquo;un noyau de Cobalt 60, un électron est émis dans une direction aléatoire. Mais il y en a statistiquement
de plus qui part dans la direction opposée à celle du spin du noyau que dans la direction du spin (le spin indique le sens de rotation du noyau). En regardant l&amp;rsquo;expérience dans un miroir le spin change de sens et l&amp;rsquo;électron irait très légèrement plus souvent dans la direction du spin, ce qui est contraire à l&amp;rsquo;expérience. L&amp;rsquo;interaction faible &amp;ldquo;préfère&amp;rdquo; très légèrement la rotation à gauche et  on pourrait donc expliquer aux extraterrestres notre convention gauche/droite en leur transmettant ce dessin:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt=""
srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/24aa6ea898164ed32a859945309ed0cf_hu_60390c720ee42515.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/24aa6ea898164ed32a859945309ed0cf_hu_bba59da92d457de.webp 400w"
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width="400"
height="300"
loading="lazy" data-zoomable /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si par malheur nos extraterrestres vivent dans une Galaxie (hypothétique) formé d&amp;rsquo;
, on a un gros problème : l&amp;rsquo;antimatière peut également être considérée comme &amp;ldquo;vue dans un miroir&amp;rdquo;. Chaque particule de la physique possède son antiparticule dont toutes les caractéristiques sont les mêmes sauf la charge électrique, qui est inversée. Le &amp;ldquo;miroir&amp;rdquo; de la &amp;ldquo;
&amp;rdquo; (C comme charge) est très semblable à celui de la symétrie P : toute la physique et la chimie est parfaitement identique avec de l&amp;rsquo;antimatière qu&amp;rsquo;avec de la matière, sauf pour l&amp;rsquo;interaction faible, exactement comme ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, si nos extraterrestres font l&amp;rsquo;expérience avec un noyau de ce que nous appellerions de l&amp;rsquo;anti-Cobalt 60 et observent la direction d&amp;rsquo;émission du
, tout marchera parfaitement bien mais ils comprendront absolument tout à l&amp;rsquo;envers : la gauche et la droite, le signe des charges électriques, les pôles Nord/Sud magnétiques etc. Et la rencontre des deux civilisations fera des étincelles &amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème est que notre dessin implique en fait 2 miroirs, le C et le P qui inversent tous deux de la même manière l&amp;rsquo;expérience, et comme chacun sait, si on regarde notre reflet dans un miroir à l&amp;rsquo;aide d&amp;rsquo;un autre miroir, tout se remet en place.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 440px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.steven-scott.co.uk/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2009/images/twomirrors_hu_5e242281be77e748.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/twomirrors_hu_5e242281be77e748.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2009/images/twomirrors_hu_bdd6276ecf884695.webp 440w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 440px" alt="&amp;amp;quot;Two Mirrors&amp;amp;quot; de Steven Scott" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;&amp;quot;Two Mirrors&amp;quot; de Steven Scott&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;On appelle &amp;ldquo;
&amp;rdquo; l&amp;rsquo;image de l&amp;rsquo;Univers qu&amp;rsquo;on obtient en inversant à la fois la gauche et la droite et les charges électriques, et cette symétrie était parfaite. Mais dans les années 1960, on a découvert une très légère brisure de la symétrie CP : la transformation d&amp;rsquo;un kaon en antikaon est 1 milliardième de fois  plus rare que la transformation d&amp;rsquo;un antikaon en kaon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nanoscopique (10-9) fêlure a une conséquence pratique assez importante: nous existons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, c&amp;rsquo;est la violation de la symétrie CP qui fait que le Big Bang a eu la bonne idée de produire un milliardième de plus de matière &amp;ldquo;normale&amp;rdquo; que d&amp;rsquo;antimatière, et c&amp;rsquo;est ce milliardième qui ne s&amp;rsquo;est pas annihilé avec l&amp;rsquo;antimatière qui constitue tout ce qui nous entoure, sans quoi il n&amp;rsquo;y aurait pas eu grand chose après &amp;ldquo;que la lumière soit&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="commenttransformer-une-caméra-vidéo-en-miroir-temporel"&gt;Comment transformer une caméra vidéo en miroir temporel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Réponse : c&amp;rsquo;est très facile et amusant :&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 640px; width: 100%;"&gt;
&lt;div class="w-full relative rounded-lg overflow-hidden shadow-md bg-black" style="padding-bottom: 56.25%; height: 0;"&gt;
&lt;iframe
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Même un extra terrestre très différent de nous devinerait assez vite qu&amp;rsquo;il regarde le film à l&amp;rsquo;envers parce que beaucoup de phénomènes macroscopiques ont une préférence pour le futur. Ce n&amp;rsquo;est pas le cas à petite échelle : toutes les interactions entre particules peuvent se produire &amp;ldquo;en sens inverse&amp;rdquo; : la mécanique quantique possède une &amp;ldquo;
&amp;rdquo; que l&amp;rsquo;on retrouve dans les
dont
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc un troisième miroir légèrement imparfait, qui peut se combiner avec les autres ! D&amp;rsquo;ailleurs, pour réaliser le film ci-dessus, je suppose que la demoiselle qui va &amp;ldquo;à l&amp;rsquo;endroit&amp;rdquo; regarde dans un miroir pour marcher à l&amp;rsquo;envers sans se heurter à la foule. En quelque sorte, la symétrie PT a permis de rendre le film plus réaliste qu&amp;rsquo;avec la symétrie T seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais à propos&amp;hellip; pour la violation de la symétrie CP on a dit que la transformation d&amp;rsquo;un kaon en antikaon plus rare que son contraire, mais si on passe le film de l&amp;rsquo;expérience à l&amp;rsquo;envers ? On verra plus de kaons se transformer en antikaons, donc l&amp;rsquo;Univers observé dans les trois miroirs C,P et T sera parfaitement cohérent avec les observations dans l&amp;rsquo;Univers &amp;ldquo;normal&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &amp;ldquo;
&amp;rdquo; est aujourd&amp;rsquo;hui considérée comme une loi fondamentale de la physique car c&amp;rsquo;est une des rares qui soit compatibles à la fois avec la mécanique quantique et la théorie de la relativité via le principe d&amp;rsquo;
. Mathématiquement, on a même réussi à montrer que la symétrie T était identique à la symétrie CP et donc que toute violation de la symétrie CP devait causer une violation de T équivalente, et vice-versa.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="les-conséquences-de-la-symétrie-cpt"&gt;Les conséquences de la symétrie CPT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avertissement : dans ce paragraphe, je m&amp;rsquo;avance un peu en terrain dangereux, mais c&amp;rsquo;est pour mieux vous faire réagir si vous maîtrisez le sujet mieux que moi &amp;hellip;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conséquence fondamentale de la symétrie CPT est qu&amp;rsquo;il est impossible de distinguer:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;une particule qui se promène entre les points A et B&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;son antiparticule qui suivrait la même trajectoire entre A et B, filmée dans un miroir, et dont on passe le film à l&amp;rsquo;envers (où on la verrait donc aller de B en A)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si on suppose que
comme une
, on peut aller un peu plus loin en disant que ces deux observations sont parfaitement indiscernables :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;une particule qui se promène entre les points A et B&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;son antiparticule qui remonte le temps entre B et A, vue dans un miroir.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Donc lorsqu&amp;rsquo;on reçoit par exemple un
sous forme d&amp;rsquo;un antiproton à haute énergie, ne devrait-on pas vérifier s&amp;rsquo;il ne s&amp;rsquo;agirait pas d&amp;rsquo;un proton généré par un événement futur et qui remonte le temps? Est-ce que des installations comme l&amp;rsquo;
ont un &amp;ldquo;miroir&amp;rdquo; permettant d&amp;rsquo;observer la brisure de symétrie P qui distingue les deux cas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt=""
srcset="https://drgoulu.com/posts/2009/images/1a38b0bdded29196dd7fa2777aa2f101_hu_8a78224729d67c5a.webp 144w"
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&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
Dans le même ordre d&amp;rsquo;idée, l&amp;rsquo;
est décrit par des phénomènes quantiques représentés par des diagrammes de Feynman ressemblant à la figure ci-contre, et qui surviennent des milliards de fois chaque seconde dans chaque millimètre cube de vide de tout l&amp;rsquo;Univers&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture classique est que 2 particules virtuelles, dont l&amp;rsquo;une est l&amp;rsquo;antiparticule de l&amp;rsquo;autre apparaissent spontanément par les fluctuations du
, et leur annihilation mutuelle un court instant plus tard restitue &amp;ldquo;l&amp;rsquo;énergie du vide&amp;rdquo; empruntée par les particules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais là aussi, je me demande comment distinguer cette interprétation de celle d&amp;rsquo;une particule tournant &amp;ldquo;en rond&amp;rdquo; dans le temps : pendant sa phase de retour dans le passé, la particule nous apparait exactement comme son antiparticule allant vers le futur &amp;hellip; Existe-t-il une expérience permettant de vérifier la symétrie P du phénomène pour exclure cette interprétation ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="références"&gt;Références:&lt;/h2&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur le Webinet des Curiosités&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;Michel Thévoz &amp;ldquo;L
&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-4"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-5"&gt;&lt;/span&gt;Tom Roud &amp;ldquo;
&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-6"&gt;&lt;/span&gt;Tom Roud &amp;ldquo;
&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-7"&gt;&lt;/span&gt;Tom Roud &amp;ldquo;
&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>La FAQ du LHC</title><link>https://drgoulu.com/2008/09/12/la-faq-du-lhc/</link><pubDate>Fri, 12 Sep 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/09/12/la-faq-du-lhc/</guid><description>&lt;p&gt;Quelques questions fréquemment posées à propos du LHC du CERN :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;C&amp;rsquo;est quoi, un hadron ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;D&amp;rsquo;où viennent les protons ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Combien y&amp;rsquo;a-t-il de protons qui tournent ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Combien de temps les protons passent-ils dans l&amp;rsquo;expérience ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;MeV, GeV, TeV ???&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Violent comme une collision de moustiques &amp;hellip; ou de trains ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment font les protons pour tourner dans des sens différents ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ALICE&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3 id="cest-quoi-un-hadron-"&gt;C&amp;rsquo;est quoi, un hadron ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Logiquement, le LHC aurait pu s&amp;rsquo;appeler LPC, pour &amp;ldquo;large proton collider&amp;rdquo; parce qu&amp;rsquo;on y fracassera prochainement des protons les uns contre les autres. Mais plus tard, on va également y accélérer des noyaux de plomb, formés de protons et de neutrons. Les protons et les neutrons appartenant à la famille des
 (ce sont plus précisément des
), on a trouvé que LHC, ça sonnait bien. Moi j&amp;rsquo;aurais préféré un nom plus poétique comme &amp;ldquo;tournicoton&amp;rdquo; ou &amp;ldquo;femto-banger&amp;rdquo;, mais on ne m&amp;rsquo;a pas demandé mon avis.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="doù-viennent-les-protons-"&gt;D&amp;rsquo;où viennent les protons ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le proton forme le noyau de l&amp;rsquo;atome le plus simple : l&amp;rsquo;hydrogène, qui est aussi de loin l&amp;rsquo;élément le plus abondant dans l&amp;rsquo;Univers. On en injecte un tout petit peu dans le &amp;ldquo;
&amp;rdquo; dessiné ci-dessous par le &amp;ldquo;Gas feed&amp;rdquo;. Dans la &amp;ldquo;plasma chamber&amp;rdquo;, l&amp;rsquo;hydrogène est tellement chauffé par un arc électrique que les protons et les électrons qui leur tournent autour se séparent.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 640px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://linac2.home.cern.ch/linac2/sources/source.htm" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2008/images/Dplas.gif" alt="schéma du Duoplasmatron Proton Ion Source du CERN." loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;schéma du Duoplasmatron Proton Ion Source du CERN.&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de ce plasma se trouve la cathode et au bout du canal étroit, l&amp;rsquo;anode. Entre les deux on applique par impulsions une tension de 92'000 volts, ce qui accélère les protons en direction de la droite, et les électrons vers la gauche, où ils se font manger. Les électroaimants en vert servent à regrouper les protons le plus possible en un faisceau, mais ils arrivent par gros paquets à l&amp;rsquo;anode. L&amp;rsquo; &amp;ldquo;expansion cup&amp;rdquo; les dilue un petit peu, de sorte qu&amp;rsquo;à la sortie on a de beaux trains de protons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ça n&amp;rsquo;est pas gros du tout, voici une photo du dispositif avec une bouteille d&amp;rsquo;hydrogène qui devrait suffire pour quelques années de fonctionnement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt=""
srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/d420aa3a9f15fecf84999300061bfc6d_hu_bbdf2590552c57b7.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/d420aa3a9f15fecf84999300061bfc6d_hu_ad0ef71a298950ed.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/d420aa3a9f15fecf84999300061bfc6d_hu_be9c77fa34075ab1.webp 700w"
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&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="combien-ya-t-il-de-protons-qui-tournent-"&gt;Combien y&amp;rsquo;a-t-il de protons qui tournent ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a 2808 paquets de protons qui tournent en même temps dans le LHC dans chaque sens, et chaque paquet contient 100 milliards de protons. Au total, il y a un dix-milliardième de gramme de protons répartis sur les 27km de tube.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="combien-de-temps-les-protons-passent-ils-dans-lexpérience-"&gt;Combien de temps les protons passent-ils dans l&amp;rsquo;expérience ?&lt;/h3&gt;
&lt;figure class="alignright" style="max-width: 241px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2008/images/884a940f5462dc8a8e5a7ef2b41fe0cf_hu_3db99d96c8f45993.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/884a940f5462dc8a8e5a7ef2b41fe0cf_hu_3db99d96c8f45993.webp 180w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 241px" alt="schéma des accélérateurs du CERN" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;schéma des accélérateurs du CERN&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Quand un proton quitte sa source, il traverse un premier petit accélérateur linéaire, le &amp;ldquo;linac&amp;rdquo; qui l&amp;rsquo;accélère à 50 MeV en quelques microsecondes, et entre dans le &amp;ldquo;Proton Synchroton Booster&amp;rdquo; (PSB) qui l&amp;rsquo;accélère à 1.4 GeV en 530 millièmes de seconde. Puis il est injecté dans le &amp;ldquo;
&amp;rdquo; (PS), un accélérateur de 628m de circonférence datant de 1959. Là il est accéléré pendant environ 1 seconde. Il est déjà presque à la vitesse de la lumière, donc il parcourt 300'000 km pendant ce temps, soit près de 500'000 tours. Dans certains cas, le proton reste encore 1 seconde de plus avant d&amp;rsquo;être passé au SPS. Le &amp;ldquo;supersynchroton à protons&amp;rdquo; (SPS) est un accélérateur de 7 km de périmètre datant de 1976 ou les paquets de protons attendent entre 10.8 secondes et 0 secondes, ce qui permet de regrouper 4 paquets venant du PSB en un seul, prêt à passer dans le LHC. Jusqu&amp;rsquo;ici les protons ont passé entre 6 et 18 secondes environ dans l&amp;rsquo;antichambre de la bête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, les 2808 paquets de protons sont injectés un à un dans chaque sens du LHC pendant 20 minutes à une énergie de 450 GeV et quand ils se suivent bien gentiment à une distance de 7.5 mètres les uns des autres et que tout est stable, on met la gomme pendant 25 minutes pour atteindre les 7 TeV&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="mev-gev-tev-"&gt;MeV, GeV, TeV ???&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;
(eV) est une unité à tout faire. A la base, c&amp;rsquo;est la minuscule énergie d&amp;rsquo;un électron accéléré par une tension de 1 Volt. Mais selon la célèbre équation d&amp;rsquo;Albert E=mc2 lue à l&amp;rsquo;envers, m=E/c2, la masse d&amp;rsquo;une particule peut aussi être mesurée en électron-volt (divisés par la vitesse de la lumière au carré, mais on laisse souvent tomber ce détail). Ainsi, un proton au repos à une masse de .938 GeV (Giga-électron-volt) et dans le LHC on l&amp;rsquo;accélère à 7 TeV (Tera-électron-volt) soit 7000 GeV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Albert s&amp;rsquo;obstine à dire que l&amp;rsquo;énergie et la masse c&amp;rsquo;est la même chose à un facteur près, ça signifie qu&amp;rsquo;à la vitesse correspondant à cette énergie (99.999999% de la vitesse de la lumière, &amp;ldquo;huit neufs&amp;rdquo; comme j&amp;rsquo;appelle ça dans &amp;ldquo;
&amp;rdquo;), tout se passe comme si le proton pesait plus de 7000x son poids au repos. Le choc n&amp;rsquo;en sera que plus violent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="violent-comme-une-collision-de-moustiques--ou-de-trains-"&gt;Violent comme une collision de moustiques &amp;hellip; ou de trains ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Même multipliée par 7000, la masse d&amp;rsquo;un tout petit proton n&amp;rsquo;est que de 1.2477-23 Kg, mais il va très vite. En se fracassant contre un autre l&amp;rsquo;énergie libérée est de 226'961 Joules, soit 0.063 KWh pour parler en unités d&amp;rsquo;énergie plus habituelles. C&amp;rsquo;est vraiment pas beaucoup, mais c&amp;rsquo;est extraordinairement concentré dans un minuscule pouillème d&amp;rsquo;espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;un autre côté, le LHC devrait produire environ 2 milliards de telles collisions par seconde, et ça, ça correspond à une puissance telle que j&amp;rsquo;ai du me planter quelque part dans les calculs&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;em&gt;La suite date du 16/9/2008&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement
est venu à la rescousse : On parle de 600 millions de collisions par seconde. Au maxium, une collision est de 14 TeV (2 fois 7 TeV). 1 eV est égale à 1,602e-19 Joule. On obtient alors par seconde :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14e12*1,602e-19*600e6 = 1 345 Joules / sec = 1 345 Watt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc le LHC fournit une puissance (de collision) égale à environ 1,3 kW… Pas de quoi fouetter un chat mais c’est fabuleux quand on regarde la masse d’un proton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant l’énergie d’un faisceau LHC à 7 TeV, on obtient pour les 2808 bunches contenant 100 milliards de protons: 2808*100e9*7e12*1.602e-19 = 314 889 120 Joules&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc l’énergie contenu dans le faisceau est de 350MJ (ca fait un TGV de 400 tonnes à 150 km/h).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’énergie emmagasinée dans les aimants supraconducteurs pour faire tourner et focaliser les faisceaux est quant à elle gigantesque : on obtient un total de 11 GJ dans les aimants du LHC (de quoi faire fondre une demi tonne de cuivre).&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="comment-font-les-protons-pour-tourner-dans-des-sens-différents-"&gt;Comment font les protons pour tourner dans des sens différents ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&amp;rsquo;abord, comme on le voit sur une figure précédente, les protons accélérés dans un seul sens dans le SPS sont transférés au LHC par deux chemins différents illustrés en rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tourner en rond dans les deux sens, les faisceaux de protons doivent être courbés par 1232
(8.3 Teslas, 11'850 Ampères, 35 tonnes / pièce &amp;hellip;), mais qui doivent générer des champs inverses pour les deux directions .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit sur la coupe ci-contre, il y a en réalité 2 bobines supraconductrices pour chaque sens de circulation, avec des pôles N et S inversés, ce qui crée des lignes de champ illustrées sur l&amp;rsquo;image suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt=""
srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/f6ecf83ae2299de1346d0f5cd82a5356_hu_d94a273056f7ca88.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/f6ecf83ae2299de1346d0f5cd82a5356_hu_930224305a2fe66b.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/f6ecf83ae2299de1346d0f5cd82a5356_hu_65f174f598e4ecee.webp 760w"
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&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut paraitre surprenant aussi c&amp;rsquo;est que le champ est orienté haut/bas et pas horizontal. Il faut se souvenir que ce n&amp;rsquo;est pas le proton qui est attiré par l&amp;rsquo;aimant, mais que c&amp;rsquo;est le courant électrique créé par son déplacement linéaire qui interagit avec le champ magnétique de l&amp;rsquo;aimant, ce qui crée sur les protons une force perpendiculaire au déplacement par la règle du tire-bouchon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter que ce ne sont pas des aimants qui accélèrent les protons, mais des &amp;ldquo;cavités accélératrices&amp;rdquo; dans lesquelles règne un champ électrique de 6000V/m. Chaque cavité ne fonctionne que sur un seul sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;em&gt;La suite date du20/9/2008&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="alice"&gt;ALICE&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;ALICE est l&amp;rsquo;un des 4 détecteurs installés aux 4 points ou les faisceaux se croisent. &amp;ldquo;Alice&amp;rdquo;, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;acronyme de &amp;ldquo;A Large Ion Collider Experiment&amp;rdquo; : une expérience de collision de grozions gros ions. Les ions en question sont des noyaux de plomb contenant 82 protons que le LHC accélèrera une fois par mois environ au lieu de protons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;énergie des noyaux sera de 82 x 7=574 Tev, mais ça ne fait &amp;ldquo;que&amp;rdquo; 574/208 = 2.76 TeV par nucléon, à cause des neutrons. On aura donc des collisions plus énergétiques, mais des densités d&amp;rsquo;énergie moins élevées. Le but d&amp;rsquo;ALICE est d&amp;rsquo;étudier la purée quarks+gluons, en particulier des questions comme :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A quoi ressemble la matière chauffée à 100'000 x la température au centre du soleil ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourquoi les protons et les neutrons pèsent 100x plus lourd que les 3 quarks dont ils sont constitués ? (et ça c&amp;rsquo;est une vachement bonne question&amp;hellip;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Peut-on libérér les quarks collés (par les gluons) dans les protons et les neutrons ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3 id="dautres-questions-"&gt;D&amp;rsquo;autres questions ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Posez-les dans les commentaires et on tentera d&amp;rsquo;y répondre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références"&gt;Références:&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;C.E. Hill &amp;ldquo;
&amp;rdquo; CERN, Geneva, Switzerland&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-4"&gt;&lt;/span&gt;l&amp;rsquo;inévitable
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-5"&gt;&lt;/span&gt;
au cea : plein d&amp;rsquo;illustrations intéressantes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-6"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-7"&gt;&lt;/span&gt;
et aussi
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Suites, Courbes et Théories</title><link>https://drgoulu.com/2008/08/23/suites-courbes-et-theories/</link><pubDate>Sat, 23 Aug 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/08/23/suites-courbes-et-theories/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 460px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="https://www.theguardian.com/science/brain-flapping/2014/sep/10/wild-extrapolation-classification-system-science-media-scepticism" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="images/3e267c32-20db-41b2-afda-014285e1d91a-bestSizeAvailable.jpeg" alt="(une des bannières du Guardian. A utiliser sans modération. Cliquer pour plus)" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;(une des bannières du Guardian. A utiliser sans modération. Cliquer pour plus)&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Si je vous dis &amp;ldquo;quel nombre vient après 1,2,3, ?&amp;rdquo; vous allez certainement dire immédiatement &amp;ldquo;4&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je vous dis réponds &amp;ldquo;non, c&amp;rsquo;est 5. Quel est le suivant ?&amp;rdquo; vous allez probablement penser aux nombres premiers et me dire &amp;ldquo;7&amp;rdquo; (oubliant au passage que 1 n&amp;rsquo;est pas considéré comme premier, alors qu&amp;rsquo;il pourrait l&amp;rsquo;être pusiqu&amp;rsquo;il ne se divise que par 1 et par lui-même&amp;hellip;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et là si je vous dis &amp;ldquo;non, le suivant est 8. Et celui d&amp;rsquo;après ?&amp;rdquo; vous allez peut-être vous rappeler de la
, dans laquelle chaque nombre est la suite des deux précédents : 1,2,3,5,8 et donc proposer 13 comme nombre suivant. Si je voulais pousser le bouchon, je pourrais
et dont beaucoup continuent avec un autre nombre que 13, et répéter l&amp;rsquo;expérience encore plusieurs fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point essentiel est qu&amp;rsquo;il existe une infinité de courbes distinctes passant par des points donnés. Ce qui distingue ces courbes, c&amp;rsquo;est les points qui ne sont pas donnés, ou pas encore. Ceci est hyper important et super fondamental, rappelez-vous toujours de ça. Par exemple lorsque des financiers vous proposent des placements en vous montrant les belles courbes croissantes de leurs rendements sur les X dernières années, vous les projetez mentalement dans le futur, au risque de vous faire avoir comme ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce même principe peut être appliqué aux théories scientifiques. Je me restreins ci-dessous à la physique, mais le raisonnement me semble fondamental dans la démarche scientifique en général.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on prend tous les résultats de toutes les expériences scientifiques réalisées depuis Archimède dans sa baignoire jusqu&amp;rsquo;aux dernières photos de Hubble en passant par la pomme de Newton et l&amp;rsquo;éclipse d&amp;rsquo;Einstein et qu&amp;rsquo;on réduit ces résultats à des nombres* que l&amp;rsquo;on alignerait sur l&amp;rsquo;axe du temps, les théories scientifiques proposées pour expliquer les phénomènes observés correspondent à des courbes passant par certains de ces points :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celles qui ne passent que par un seul point sont des idées qui ont mal tourné, genre &amp;ldquo;comme les oiseaux qui volent ont des plumes&amp;rdquo; (1 fait expérimental) &amp;ldquo;si je me colle des plumes et que je saute d&amp;rsquo;une tour, je vais voler &amp;hellip; &amp;ldquo;. La courbe ne passe pas par le point prévu mais par un autre : &amp;ldquo;sauter d&amp;rsquo;une tour avec ou sans plumes fait très mal&amp;rdquo;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celles qui passent par quelques points, mais plus du tout par les suivants, comme la
et bien d&amp;rsquo;autres.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celles qui passent par beaucoup de points, et juste à côté de certains autres, comme la gravitation de Newton qui décrit parfaitement la plupart des phénomènes de la mécanique terrestre et céleste, mais est juste un peu fausse pour tout ce qui est très lourd ou va très vite, et très faux pour les petites particules.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;celles qui passent par au moins la moitié de tous les points connus. La mécanique quantique et la relativité couvrent chacune une bonne moitié de la physique actuelle, avec des points de contact toujours plus nombreux.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, qui passent par tous les points mesurés par la physique. C&amp;rsquo;est beaucoup plus facile que ce qu&amp;rsquo;on croit car rappelez-vous, il y en a en principe une infinité, parmi lesquelles :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la théorie de
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dieu a créé l&amp;rsquo;Univers il y a 5000 ans (ou 5 minutes selon une autre théorie) en faisant tout pour qu&amp;rsquo;on croie que l&amp;rsquo;Univers a surgi du Big Bang il y a 13 milliards d&amp;rsquo;années.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le
, légère variante de la précédente.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et encore beaucoup d&amp;rsquo;autres&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Avant de hurler parce que j&amp;rsquo;ai osé les mettre toutes à égalité, lisez bien la suite. Certaines de ces théories font des courbes bien lisses et cohérentes, d&amp;rsquo;autres font des acrobaties et assènent des postulats pour coller à certains points, mais leurs adhérents sont inattaquables : ils ont réponse à tout puisque leur théorie correspond à la perfection à tout ce qui a été observé jusqu&amp;rsquo;ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul moyen de les distinguer, c&amp;rsquo;est sur les résultats qu&amp;rsquo;elles &lt;strong&gt;prédisent&lt;/strong&gt; au sujet d&amp;rsquo;expériences qui n&amp;rsquo;ont pas encore été réalisées. La gravitation de Newton, la relativité et la mécanique quantique sont des théories extraordinairement fortes pas parce qu&amp;rsquo;elles collaient aux mesures, mais parce qu&amp;rsquo;elles se sont révélées capables de correspondre aux expériences menées pendant des decennies &lt;strong&gt;après&lt;/strong&gt; leur formulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En reprenant les théories de tout ci-dessus, certaines jouent le jeu scientifique et sont prêtes à être validées ou invalidées prochainement au CERN ou ailleurs. Celles qui postulent un avant-Big Bang ou des univers parallèles sont invérifiables à très long terme, voire définitivement. D&amp;rsquo;autres nécessitent l&amp;rsquo;expérience de la mort pour une ultime vérification, mais au moins on saura (ou pas&amp;hellip;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la palme de la démarche anti scientifique revient probablement plus aux
qu&amp;rsquo;aux cré(a)ti(on)nistes : en gros ils exigent de ne surtout pas faire d&amp;rsquo;expérience qui leur donnerait raison, car elle provoquerait une catastrophe définitive. Et évidemment, ils ne proposent pas d&amp;rsquo;autre expérience permettant de valider leur théorie sans danger. Ca c&amp;rsquo;est du courage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Note : il y a plusieurs manières de faire. On peut faire un &amp;ldquo;checksum&amp;rdquo; genre CRC-32 du compte rendu de leurs expériences, ou faire un très grand nombre binaire en mettant toutes les informations à la suite etc.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Peut-on voyager dans le temps ?</title><link>https://drgoulu.com/2008/06/19/peut-on-voyager-dans-le-temps/</link><pubDate>Thu, 19 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/06/19/peut-on-voyager-dans-le-temps/</guid><description>&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;était la question abordée dans une
récemment par
, et à laquelle il a répondu NON, trop vite à mon goût. Il faut dire qu&amp;rsquo;Etienne Klein est physicien et philosophe, et que sa conférence mêlait un peu les deux aspects de la question. De plus, le titre de son livre &amp;ldquo;Le facteur temps ne sonne jamais deux fois&amp;rdquo;
ne laissait que peu de doute sur son opinion sur le sujet. (Je me suis permis d&amp;rsquo;illustrer cet article avec l&amp;rsquo;image de la couverture, que je trouve excellente)&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="voyage-vers-le-futur"&gt;Voyage vers le futur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Klein a commencé par introduire deux conceptions philosophiques opposées du temps en physique
,
,
,
:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;le &amp;ldquo;présentisme&amp;rdquo;, qui correspond à l&amp;rsquo;intuition selon laquelle seul l&amp;rsquo;instant présent &amp;ldquo;existe&amp;rdquo; alors que le passé n&amp;rsquo;existe plus et le futur pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;l&amp;rsquo; &amp;ldquo;éternalisme&amp;rdquo;, ou théorie de l&amp;rsquo; &amp;ldquo;Univers-bloc&amp;rdquo;, qui considère que tout ce qui existe est déterminé dans un espace comportant
donc que le passé et le futur existent au même titre que le présent, qui n&amp;rsquo;est que la &amp;ldquo;tranche&amp;rdquo; (cônique) d&amp;rsquo;Univers que nous percevons
,
,
,
.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;ai rapidement compris que j&amp;rsquo;étais éternaliste, et suspecté que Klein était présentiste
,
dès qu&amp;rsquo;il a mis en garde ceux qui voudraient &amp;ldquo;se téléporter vers le futur, car peut-être qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;existe pas encore&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son avertissement, c&amp;rsquo;est surtout le mot &amp;ldquo;téléporter&amp;rdquo; qui m&amp;rsquo;a dérangé : pourquoi le voyage dans le temps supposerait-il une discontinuité, un saut &amp;ldquo;instantané&amp;rdquo; qui est par ailleurs interdit dans les déplacements spatiaux ? D&amp;rsquo;ailleurs même la première &amp;ldquo;
&amp;rdquo; imaginée il y a plus d&amp;rsquo;un siècle par H.G. Wells ne &amp;ldquo;saute&amp;rdquo; pas : son passager parcourt le temps en accéléré, en avant ou en arrière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il existe au moins 4 moyens physiquement envisageables pour voyager de manière continue vers le futur:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;attendre ! En fait, le plus difficile est de ne PAS avancer dans le temps à la vitesse d&amp;rsquo;une seconde par seconde ;-) &amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;attente &amp;ldquo;accélérée&amp;rdquo; en orbite autour d&amp;rsquo;une grande masse. Le temps propre (donc le &amp;ldquo;vieillissement&amp;rdquo;) d&amp;rsquo;un voyageur tournant autour d&amp;rsquo;un astre très massif est ralenti très légèrement, voir beaucoup à proximité d&amp;rsquo;un trou noir par exemple. C&amp;rsquo;est prouvé par les satellites GPS entre autres
.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;A défaut de trou noir à proximité, le
produit le même effet. Il est d&amp;rsquo;une difficulté technique certaine, mais on sait déjà que ça marcherait : les horloges atomiques des GPS le prouvent aussi
.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;hibernation. Bon, on ne sait pas (encore) le faire sur des humains, mais des êtres vivants plus simples peuvent sauter un hiver, une saison sèche ou même de nombreuses années pratiquement sans vieillir.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Le problème du voyage dans le temps est donc essentiellement celui du &amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="voyage-vers-le-passé"&gt;Voyage vers le passé&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A priori, un &amp;ldquo;voyage vers le passé&amp;rdquo; déclencherait toute une série de violations de principes physiques :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La conservation de la masse ou de l&amp;rsquo;énergie : en retournant hier, il y aurait 2 copies de moi, le voyage ajouterait 100 kg à l&amp;rsquo;Univers&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;la conservation de l&amp;rsquo;information : je vais 1h dans le futur lire la fin de cet article sur le web &lt;/p&gt;
\[Ctrl-C\]&lt;p&gt; et je reviens le copier là &lt;/p&gt;
\[Ctrl-V\]&lt;p&gt; : qui l&amp;rsquo;a écrit, finalement ?
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout, la violation de la sacro-sainte Causalité, qui introduit tous les paradoxes soulevés dans la science-fiction de bas de gamme : le voyageur de temps qui tue accidentellement sa grand-mère etc.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Etienne Klein place la Causalité en principe absolu de la Physique et de la Logique philosophique. Dès lors, le voyage dans le temps est impossible car l&amp;rsquo;Univers ne permet pas son viol (celui de la Causalité &amp;hellip; ) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l&amp;rsquo;éternalisme permet de contourner cette difficulté de plusieurs manières, et je regrette que Klein ne les ait pas abordées dans sa conférence:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;La &amp;ldquo;
&amp;rdquo;. Géométriquement du moins, on peut dessiner des courbes fermées dans l&amp;rsquo;
à 4 dimensions, et conformes à la relativité d&amp;rsquo;Einstein.
, le plus extraordinaire mathématicien du XXème siècle a même réussi à faire douter Einstein de la relativité en proposant son &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, à la fois relativiste et permettant le voyage dans le temps. Ce sujet est tellement intéressant que je vais lui consacrer un article spécifique, mais à ce stade ce qu&amp;rsquo;il suffit de savoir c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;une particule qui tournerait en rond sur &amp;ldquo;boucle de genre temps&amp;rdquo; ne violerait pas la causalité, tout simplement en n&amp;rsquo;interagissant pas avec le reste de l&amp;rsquo;Univers.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;abandon du libre arbitre. Si on admet que l&amp;rsquo;Univers est un bloc dans lequel le futur existe au même titre que le présent et ne peut pas plus être altéré que le passé, alors le problème ne se pose pas car ni le voyageur, ni aucun être humain ne peut réellement influer sur l&amp;rsquo;avenir, à plus forte raison modifier le passé. C&amp;rsquo;est certainement ce qui me dérange le plus dans l&amp;rsquo;Univers-bloc (mais l&amp;rsquo;être humain à une tendance naturelle à l&amp;rsquo;anthropocentrisme, donc à se croire doté de facultés spécifiques comme le libre-arbitre, peut-être qu&amp;rsquo;un peu de modestie lui ferait du bien). Deux de mes histoires de voyage dans le temps préférées sont liées à cette question:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;dans le génialissime film &amp;ldquo;
&amp;rdquo; (ne lisez pas la suite si vous ne l&amp;rsquo;avez pas vu&amp;hellip;) un voyageur temporel est en fait la cause du problème qu&amp;rsquo;il était censé résoudre.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;une très courte nouvelle lue il y a longtemps et dont je recherche la référence. En deux mots, l’humanité fabrique à grands frais une machine à voyager dans le temps. Un voyageur soigneusement sélectionné est envoyé 1 siècle dans le futur. A son retour (instantané) on lui demande comment c’était. Il dit &amp;ldquo;je ne sais plus!&amp;rdquo; On lui demande comment ça se fait. Il dit &amp;ldquo;je me rappelle qu’on m’a bien accueilli, tout montré et expliqué, et qu’au moment de rentrer on m’a proposé de m’effacer la mémoire…et j’ai dit oui !&amp;rdquo;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;h3 id="trous-de-vers"&gt;Trous de vers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme Klein, je pensais les voyages dans le temps absolument impossibles jusqu&amp;rsquo;à lecture de &amp;ldquo;How to build a time machine&amp;rdquo; de
désormais disponible en français
. Maintenant je pense qu&amp;rsquo;ils sont seulement impossibles en pratique, mais que le fait qu&amp;rsquo;ils ne soient pas absiolument formellement impossibles pour des petites particules dans des conditions très spéciales est intéressant à étudier du point de vue théorique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi j&amp;rsquo;ai été très déçu d&amp;rsquo;entendre Klein ranger la machine de Paul Davies, basée sur la création puis l&amp;rsquo;agrandissement d&amp;rsquo;un &amp;ldquo;trou de ver&amp;rdquo; permettant une boucle de genre temps, au rang de machine à générer des ventes pour Science &amp;amp; Vie, alors qu&amp;rsquo;il a quand même publié dans Pour la Science (
) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, cette &amp;ldquo;machine&amp;rdquo; répond bien à une objection souvent entendue au sujet du voyage dans le temps et reprise par Etienne Klein : si c&amp;rsquo;était possible, il devrait y avoir des visiteurs du futur parmi nous, descendant de machines assez spectaculaires pour qu&amp;rsquo;on les remarque. En fait, les &amp;ldquo;machines&amp;rdquo; basées sur les boucles de genre temps dans un univers bloc ne permettent pas de remonter avant leur construction, et même pas de choisir facilement la date d&amp;rsquo;arrivée. L&amp;rsquo;idée est que le trou de ver mettrait en &amp;ldquo;contact&amp;rdquo; deux points de l&amp;rsquo;espace, puis l&amp;rsquo;une des extrémités du trou &amp;ldquo;vieillirait moins vite&amp;rdquo; que l&amp;rsquo;autre grâce à des effets relativistes, disons d&amp;rsquo;un facteur 100. Ainsi, après la création de la machine, il faudrait attendre 100 ans pour pouvoir revenir de 99 ans vers le passé, un an après la création du trou de ver. Pour voyager vers le futur, la date d&amp;rsquo;arrivée dépendrait exactement de la date de départ : en partant 2 ans après la construction, on arriverait 200 ans dans le futur, 3 ans - 300 ans etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc en résumé, j&amp;rsquo;aurais bien aimé une réponse de scientifique du genre &amp;ldquo;Non, sauf éventuellement peut-être si &amp;hellip;&amp;rdquo; pour préserver le rêve, alors que le &amp;ldquo;Non&amp;rdquo; définitif du philosophe l&amp;rsquo;a brisé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références-"&gt;Références :&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur le Journal du Net : dossier très complet&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur e-znogood&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-5"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur la Wikipedia&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-7"&gt;&lt;/span&gt;
, Le facteur temps ne sonne jamais deux fois, 1997, Flammarion, ISBN : 9782081205802&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-9"&gt;&lt;/span&gt;
&amp;rdquo; sur nuance blog&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-11"&gt;&lt;/span&gt;Michael Esfeld &amp;ldquo;
(ch. 13)&amp;rdquo;, Université de Lausanne&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-13"&gt;&lt;/span&gt;Pierre Spagnou, De la relativité au GPS. Quand Einstein s&amp;rsquo;invite dans votre voiture, 2020, Ellipse, ISBN:9782729872816
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-15"&gt;&lt;/span&gt;Claude Semay, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, conférence du 18 décembre 2002 à l&amp;rsquo;université de Mons-Hainaut (Belgique).&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-17"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-19"&gt;&lt;/span&gt;
 &amp;ldquo;
&amp;rdquo; (2002) Penguin Books Ltd ISBN:9780141005348 
 
 
  &lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p&gt;&lt;span id="ref-21"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot;, Films tirés des conférences Cyclope du 12 et 19 juin 2006, INSTN de Saclay, dont &amp;ldquo;Le Temps existe-t-il ?&amp;rdquo; par Etienne Klein&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Le temps dans les constantes universelles</title><link>https://drgoulu.com/2008/06/12/le-temps-dans-les-constantes-universelles/</link><pubDate>Thu, 12 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/06/12/le-temps-dans-les-constantes-universelles/</guid><description>&lt;p&gt;En répondant à un
sur
, je me suis aperçu que le mètre et la seconde apparaissaient ensemble dans toutes les unités des
:&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Nom&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Symbole&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Unité&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
dans le vide&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;c&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;m/s&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;μ0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;kg·m / A2·s2&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ε0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;A2·s4 /kg·m3&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Z0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;kg·m2 / A2·s3&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ℎ&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;kg·m2/s&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;
&lt;figure &gt;
&lt;div class="flex justify-center "&gt;
&lt;div class="w-full" &gt;
&lt;img alt=""
srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/0f6551a2b725cf5aff440b54b767ca4a_hu_6dbb865fafe392f.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/0f6551a2b725cf5aff440b54b767ca4a_hu_59f99544f067be65.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/0f6551a2b725cf5aff440b54b767ca4a_hu_12c193605bf3e073.webp 500w"
sizes="(max-width: 480px) 100vw, (max-width: 768px) 90vw, (max-width: 1024px) 80vw, 760px"
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width="500"
height="307"
loading="lazy" data-zoomable /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;em&gt;Albert et Max (Einstein et Planck)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, comme expliqué dans &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, la relativité d&amp;rsquo;Albert lie le temps et l&amp;rsquo;espace par la vitesse de la lumière : actuellement,
est d&amp;rsquo;ailleurs basée sur
, mais dans cet &amp;ldquo;espace-temps&amp;rdquo; (
) , le temps est une dimension &amp;ldquo;imaginaire&amp;rdquo; au sens mathématique du terme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &lt;/p&gt;
\[s\]&lt;p&gt; = i. 300'000'000 &lt;/p&gt;
\[m\]&lt;p&gt;, où i est l&amp;rsquo;
telle que i2=-1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En introduisant la seconde comme équivalente, à un facteur près, à des mètres imaginaires dans les unités des constantes universelles on obtient :&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Nom&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Symbole&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Unité&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
dans le vide&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;c&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-i&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;μ0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-kg / A2·m&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ε0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;A2·m /kg&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Z0&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;i. kg / A2·m&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;
&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ℎ&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-i.kg·m&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;est-ce pas merveilleux ? non seulement la vitesse de la lumière devient une constante purement géométrique, mais les &amp;ldquo;constantes du vide&amp;rdquo; retrouvent leur parenté oubliée&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus amusant dans ce petit jeu, c&amp;rsquo;est de voir ce que devient l&amp;rsquo;unité d&amp;rsquo;énergie, le
avec cette manipulation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 J = 1 kg·m2/s2 ≈ -1 kg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;énergie, c&amp;rsquo;est une masse négative ! Ah, me direz vous, mais Albert  a dit que E=m.c2, donc que (beaucoup) d&amp;rsquo;énergie était équivalent à (un peu) de masse ! Oui, mais c est proportionnel au nombre imaginaire i, donc c2 ≈ i2 = -1, donc c&amp;rsquo;est bien ça : l&amp;rsquo;énergie correspond à de la masse négative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour demain, démontrez que : E+m = 0, donc qu&amp;rsquo;avec un peu d&amp;rsquo;imagination, la somme de tout ce qui existe pourrait être rigoureusement nulle ;-)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Références:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;
&amp;rdquo; sur Wikipedia&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;
&amp;rdquo; sur Wikipedia&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Nostradamus et les Catastrophysiciens</title><link>https://drgoulu.com/2008/06/08/nostradamus-et-les-catastrophysiciens/</link><pubDate>Sun, 08 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/06/08/nostradamus-et-les-catastrophysiciens/</guid><description>&lt;p&gt;Après Superman, James Bond et Georges W. Bush, de nouveaux super-héros sont en train de
de la destruction totale par les méchants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&amp;rsquo;écoutant que leur courage, les Catastrophysiciens Luis Sancho et Walter Wagner ont pointé leur
contre les savants fous qui se préparent à donner la Terre à avaler au micro trou noir qu&amp;rsquo;ils vont produire avec le LHC du CERN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&amp;rsquo;appui de leur théorie, les amis de Catastrophysiciens citent une référence de poids :
! Voici le quatrain qui annonce la catastrophe :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;Migrés, migrés de Geneue trestous, Saturne d&amp;rsquo;or en fer se changera, Le contre Raypoz exteriminera tous, Auvant l&amp;rsquo;aruent le ciel signes fera.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En clair ça donne : Fuyez, fuyez tous de Genève, Saturne se changera d&amp;rsquo;un truc qui brille en truc qui brille pas et les rayons positifs contraires extermineront tout le monde, mais avant, le ciel deviendra tout rouge par Effet Doppler. (Je suis pas mauvais en interprétation de Nostradamus, je trouve&amp;hellip; )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notez comme l&amp;rsquo;énigmatique mot &amp;ldquo;Raypoz&amp;rdquo; de la prédiction trouve tout son sens avec les faisceaux de protons. D&amp;rsquo;ailleurs, il y a un même un petit dessin prophétique qui confirme cette interprétation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
(détail d&amp;rsquo;une illustration du &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, le &amp;ldquo;livre perdu de Nostradamus&amp;rdquo;. Cliquer dessus pour le dessin complet)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit bien les deux poissons (Nostradamus ne savait pas bien dessiner les protons&amp;hellip;) qui se croisent en sens inverse, lançés avec un arc à supraconducteur, et le trou dans le sol creusé par le micro trou noir qui descend au centre de la Terre, d&amp;rsquo;où il absorbera tout, comme dans ce joli film :&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 640px; width: 100%;"&gt;
&lt;div class="w-full relative rounded-lg overflow-hidden shadow-md bg-black" style="padding-bottom: 56.25%; height: 0;"&gt;
&lt;iframe
src="https://www.youtube-nocookie.com/embed/BXzugu39pKM"
title="YouTube video player"
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout est limpide n&amp;rsquo;est ce pas ? Sauf que d&amp;rsquo;après le texte on peut s&amp;rsquo;en tirer en fuyant Genève, ce qui fait que d&amp;rsquo;autres voient plutôt une annonce d&amp;rsquo;
d&amp;rsquo;après le même texte&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concrètement donc, des juges américains ont considéré comme recevable la plainte de Luis Sancho et Walter Wagner, et assigné le
partenaire du CERN en justice.  Les physiciens du monde entier vont devoir probablement prouver que leurs expériences au LHC sont sans danger, alors que c&amp;rsquo;est justement le but du LHC de valider scientifiquement les prédictions de la théorie du &amp;ldquo;modèle standard&amp;rdquo; et/ou de ses diverses ramifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les super-héros qui reçoivent une publicité mondiale, que risquent-ils, eux ? A mon avis, on ne devrait que les obliger à avoir le même courage que Paco Rabanne, qui s&amp;rsquo;était engagé à ne plus faire de prédictions si
comme l&amp;rsquo;avait prédit Nostradamus (déjà&amp;hellip;). Il s&amp;rsquo;est
et ne la ramène plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les scientifiques signent tous implicitement ce que j&amp;rsquo;appelle le &amp;ldquo;Serment de Paco Rabanne&amp;rdquo; : si les prédictions de ma théorie ne se vérifient pas, c&amp;rsquo;est que je me suis planté alors après je me fais très discret. Pour être pris au sérieux, les catastrophysiciens et leurs amis devraient être forcés à le signer explicitement : si le CERN ne détruit pas la Terre, on fait amende honorable et on ne la ramène plus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="références-"&gt;Références :&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-1"&gt;&lt;/span&gt;Alan Gillis &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, the Science of Conundrum&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-2"&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-3"&gt;&lt;/span&gt;
(en anglais) sur history.com&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-4"&gt;&lt;/span&gt;&amp;quot;
&amp;quot; sur le ZebraBlog de Sugus, qui a trouvé le document juridique et motivé ce second article, merci !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-5"&gt;&lt;/span&gt;Alan Boyle, &amp;ldquo;
&amp;rdquo; sur CosmicLog&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;span id="ref-6"&gt;&lt;/span&gt;
un forum initié par les catastrophysiciens avec un début de débat&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>la Grande Question du Temps</title><link>https://drgoulu.com/2008/06/06/la-grande-question-du-temps/</link><pubDate>Fri, 06 Jun 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/06/06/la-grande-question-du-temps/</guid><description>&lt;figure class="alignright" style="max-width: 240px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/tonivc/835288945/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2008/images/adf871d124dba234f4afb0f80ebbb26f_hu_55ca4c602f5a334a.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/adf871d124dba234f4afb0f80ebbb26f_hu_55ca4c602f5a334a.webp 240w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 240px" alt="Big Bang par ToniVC sur flickr" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;&amp;quot;Big Bang&amp;quot; par ToniVC sur flickr&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Dès que l&amp;rsquo;on parle du
, la première question qui se pose est &amp;ldquo;qu&amp;rsquo;y avait-il avant ?&amp;rdquo;. C&amp;rsquo;est la Grande Question du Temps. La réponse de la physique actuelle est &amp;ldquo;la question n&amp;rsquo;a pas de sens&amp;rdquo;. Dans cet article, je vais tenter de montrer que ce n&amp;rsquo;est de loin pas une façon de contourner la difficulté de la question.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="introduction"&gt;Introduction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Commençons par un sujet qui peut paraître éloigné. Notre intuition en regardant un thermomètre est qu&amp;rsquo;il peut toujours faire plus froid : 20°C, 0°, -20°, -100°, -300°C &amp;hellip; Et bien non. Il ne peut pas faire -300°C, parce que
, et qu&amp;rsquo;à une certaine température appelée &amp;ldquo;zéro absolu&amp;rdquo; (-273.15°C), les molécules ou atomes ne bougent absolument plus du tout. Une fois qu&amp;rsquo;on a compris que la température mesure en fait une sorte de vitesse, il devient évident qu&amp;rsquo;il ne peut pas faire plus froid que le zéro absolu. En serait-il de même avec le temps ? Si le temps que l&amp;rsquo;on mesure en secondes était en fait relié à une autre notion qui aurait un &amp;ldquo;zéro absolu&amp;rdquo; au moment du Big Bang, la question de savoir ce qu&amp;rsquo;il y avait &amp;ldquo;avant&amp;rdquo; n&amp;rsquo;aurait effectivement pas de sens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="la-4ème-dimension"&gt;La 4ème dimension&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Selon Einstein,
liée aux dimensions spatiales par la vitesse de la lumière. Si on admet qu&amp;rsquo;à l&amp;rsquo;instant du Big Bang, l&amp;rsquo;Univers était un point de dimensions spatiales nulles, le temps était aussi au &amp;ldquo;Temps zéro&amp;rdquo;  absolu. Autrement dit, si on mesure le temps non pas en secondes, mais en se basant sur le
qui augmente depuis le BigBang, il devient clair qu&amp;rsquo;à un moment l&amp;rsquo;univers avait un rayon de 1 mètre (à 10-32 secondes), mais que se demander quand il avait un rayon de -1m n&amp;rsquo;a pas de sens.&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 450px; width: 100%;"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2008/images/fb7be8c54e7d6ea42f80910ce858eddd_hu_80dfbac3b39e59a2.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/fb7be8c54e7d6ea42f80910ce858eddd_hu_80dfbac3b39e59a2.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/fb7be8c54e7d6ea42f80910ce858eddd_hu_9175f5ac2c8972f3.webp 450w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 450px" alt="fig. 1 : relation entre la taille de l&amp;#39;Univers observable et son âge" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;figcaption&gt;fig. 1 : relation entre la taille de l&amp;rsquo;Univers observable et son âge&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;h3 id="la-mesure-du-temps"&gt;La mesure du temps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous allons nous intéresser à la mesure du temps, en commençant par son unité : la seconde. A quoi correspond-elle physiquement ? Jusqu&amp;rsquo;en 1956, c&amp;rsquo;était un 60ème de 60ème de 24ème de jour terrestre. Puis on s&amp;rsquo;est aperçus que la Terre ralentissait, alors c&amp;rsquo;est devenu 1/31 556 925,9747 d&amp;rsquo;année. Mais alors que valait une seconde avant que le Système Solaire n&amp;rsquo;existe, il y a 4 milliards d&amp;rsquo;années ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, en 1967 on a défini la seconde comme &lt;/p&gt;
\[1\]&lt;p&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class="border-l-4 border-neutral-300 dark:border-neutral-600 pl-4 italic text-neutral-600 dark:text-neutral-400 my-6"&gt;
&lt;p&gt;la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133 à 0°K .&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est mieux, ça sonne bien physique. Mais
, et d&amp;rsquo;ailleurs les premiers atomes sont apparus 300'000 &amp;ldquo;ans&amp;rdquo; après le Big Bang, et le césium plutôt après 1'000'000'000 d&amp;rsquo;années, avec les premières étoiles. Avec quelle horloge pouvait-on mesurer le temps avant ? Ou autrement dit, comment savoir si les secondes du début de l&amp;rsquo;Univers avaient la même durée que les secondes actuelles ?&lt;/p&gt;
&lt;figure class="aligncenter" style="max-width: 472px; width: 100%;"&gt;&lt;a href="https://drgoulu.com/2008/05/30/le-big-bang-en-une-image/" target="_blank" rel="noopener"&gt;&lt;img src="https://drgoulu.com/posts/2008/images/34219472a867937057256c0f094f2d7e_hu_bcc7c6431ae48165.webp" srcset="https://drgoulu.com/posts/2008/images/34219472a867937057256c0f094f2d7e_hu_bcc7c6431ae48165.webp 320w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/34219472a867937057256c0f094f2d7e_hu_ea6a2c1312031382.webp 480w, https://drgoulu.com/posts/2008/images/34219472a867937057256c0f094f2d7e_hu_9aff277f52a64376.webp 760w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 472px" alt="fig 2 : Histoire microscopique de l&amp;#39;Univers (cliquer pour la macroscopique)" loading="lazy" class="rounded-lg shadow-sm w-full h-auto" data-zoomable /&gt;&lt;/a&gt;&lt;figcaption&gt;fig 2 : Histoire &amp;quot;microscopique&amp;quot; de l&amp;rsquo;Univers (cliquer pour la &amp;quot;macroscopique&amp;quot;)&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;h3 id="le-grand-métronome-absolu"&gt; Le Grand Métronome Absolu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la purée de particules et de rayonnements qui composaient l&amp;rsquo;Univers pendant la première &amp;ldquo;minute&amp;rdquo; après le Big Bang, il n&amp;rsquo;existait aucun moyen de mesurer le temps. Aucun système oscillant de façon stable en conservant de l&amp;rsquo;énergie, sauf peut-être des photons dont la fréquence variait rapidement avec la dilatation de l&amp;rsquo;Univers, à condition qu&amp;rsquo;ils aient la chance de parcourir plus d&amp;rsquo;une longueur d&amp;rsquo;onde avant de heurter une autre particule. Pendant une minute, l&amp;rsquo;Univers a entièrement été gouverné par le Hasard Quantique. Même Dieu n&amp;rsquo;aurait pas pu chronométrer une seconde de cette minute là.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore avant cela, avant l&amp;rsquo;inflation et pire encore avant le
à 10-44 secondes, on a strictement aucune idée de ce que contenait l&amp;rsquo;Univers à part de &amp;ldquo;l&amp;rsquo;énergie pure&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc un gros problème : le Big Bang est décrit en utilisant la notion actuelle de &amp;ldquo;seconde&amp;rdquo;, mais on n&amp;rsquo;a peut être pas le droit de le faire car il n&amp;rsquo;existe pas de &amp;ldquo;Grand Métronome Absolu&amp;rdquo;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="temps-et-énergie"&gt;Temps et Énergie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il existe un point commun entre toutes les mesures passées et actuelles du temps, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;énergie : toutes les horloges sont basées sur une oscillation périodique d&amp;rsquo;un système contenant de l&amp;rsquo;énergie. Que ce soit la rotation de la Terre, le mouvement d&amp;rsquo;un balancier muni d&amp;rsquo;un
ou la fréquence d&amp;rsquo;un rayonnement électromagnétique, notre mesure du temps est étroitement liée à la notion d&amp;rsquo;énergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La théorie du Big Bang lie étroitement le temps et l&amp;rsquo;énergie au &amp;ldquo;début&amp;rdquo; de l&amp;rsquo;Univers, comme on le voit sur la fig.2. Les particules sont apparues à 10-10 s, quand leur énergie correspondait à 10² Giga
(GeV). Puis elles se sont agglomérées en atomes à 1013 secondes, quand leur énergie a baissé à 10-11 GeV, et actuellement il est exactement  2,3.10-13 GeV après le Big Bang.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="chaud-le-big-bang-chaud-"&gt;Chaud le Big Bang, chaud !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme on l&amp;rsquo;a vu dans l&amp;rsquo;introduction, la température est une mesure de l&amp;rsquo;énergie des particules, et ceci permet de graduer l&amp;rsquo;âge de l&amp;rsquo;Univers avec un thermomètre. Actuellement, il est 2,7 °K d&amp;rsquo;après le rayonnement du fond du ciel, mais il était 15°K quand les étoiles et galaxies se sont formées et 1015°K  au moment de la formation des particules. Notez le retournement de situation avec cette façon de mesurer le temps : le Big Bang n&amp;rsquo;a pas lieu au &amp;ldquo;temps zéro&amp;rdquo;, mais à &amp;ldquo;énergie infinie&amp;rdquo;. Et contrairement au froid qui admet un &amp;ldquo;zéro absolu&amp;rdquo;, il n&amp;rsquo;y a en principe pas de limite supérieure à la température. En mesurant le temps par l&amp;rsquo;énergie ou la température, poser la question &amp;ldquo;Qu&amp;rsquo;y avait-il avant ?&amp;rdquo; n&amp;rsquo;a plus de sens car le Big Bang est repoussé à l&amp;rsquo;infini de notre nouvelle échelle du temps : on peut toujours imaginer un Univers encore plus petit, encore plus dense et encore plus chaud.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="conclusion"&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;idée selon laquelle le Big Bang a eu lieu à un &amp;ldquo;instant&amp;rdquo; précis est le résultat de notre mesure du temps par des &amp;ldquo;secondes&amp;rdquo;. Mais comme l&amp;rsquo;Univers n&amp;rsquo;a pas de &amp;ldquo;Grand Métronome Absolu&amp;rdquo;, on doit se résoudre à utiliser l&amp;rsquo;énergie ou la température pour graduer le temps de façon cohérente. Tout ce que l&amp;rsquo;on peut dire alors, c&amp;rsquo;est que l&amp;rsquo;Univers est en refroidissement perpétuel, sans que ça suppose l&amp;rsquo;existence d&amp;rsquo;un &amp;ldquo;début&amp;rdquo;. Mesuré avec un thermomètre, le temps est continu de plus l&amp;rsquo;infini jusqu&amp;rsquo;au zéro absolu, qui aura lieu dans une infinité de secondes. Le Big Bang n&amp;rsquo;est pas un événement remarquable, avec un &amp;ldquo;avant&amp;rdquo; et un &amp;ldquo;après&amp;rdquo;. Avec les bonnes unités, c&amp;rsquo;est une asymptote à l&amp;rsquo;infini dans le passé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id="sources"&gt;Sources:&lt;/h3&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Etienne Klein, &amp;ldquo;
&amp;rdquo;, dans &lt;span class="openbook_template5"&gt;&lt;a href="http://openlibrary.org/authors/OL41301A/Michel_Cazenave" title="Click to view author in Open Library" target="_blank" rel="noopener"&gt;Michel Cazenave&lt;/a&gt; (1998). &lt;a href="http://openlibrary.org/books/OL436250M/Dictionnaire_de_l'ignorance" title="Click to view title in Open Library" target="_blank" rel="noopener"&gt;Dictionnaire de l'ignorance: aux frontières de la science&lt;/a&gt;. A. Michel.&lt;span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;amp;rft.genre=book&amp;amp;rft.btitle=Dictionnaire+de+l%27ignorance%3A+aux+frontie%CC%80res+de+la+science&amp;amp;rft.isbn=2226096116&amp;amp;rft.au=Michel+Cazenave&amp;amp;rft.pub=A.+Michel&amp;amp;rft.date=1998"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&amp;ldquo;
&amp;rdquo;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description></item><item><title>Le Big Bang en une image</title><link>https://drgoulu.com/2008/05/30/le-big-bang-en-une-image/</link><pubDate>Fri, 30 May 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/05/30/le-big-bang-en-une-image/</guid><description>&lt;p&gt;Si vous comprenez le très bon anglais, regardez
. Ce jeune et enthousiaste physicien du CERN présente le LHC du CERN dans le contexte des interrogations actuelles en physique. A un moment, il montre cette image de nos connaissances actuelles de l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;Univers:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette figure montre le BigBang à gauche, il y a 13.7 milliards d&amp;rsquo;années, la phase &amp;ldquo;inflatoire&amp;rdquo; où il a gonflé exponentiellement en 380'000 ans, avant que la purée de matière ne s&amp;rsquo;agglomère par gravitation pour former les étoiles (les premières 400 millions d&amp;rsquo;années après le Big Bang seulement), les galaxies, amas et superamas qui constituent l&amp;rsquo;univers actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le satellite représenté à gauche, c&amp;rsquo;est
qui a mesuré la densité de la purée de matière telle qu&amp;rsquo;elle était 380'000 ans après le Big Bang, à la fin de l&amp;rsquo;inflation. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;image la plus ancienne de l&amp;rsquo;Univers que l&amp;rsquo;on puisse obtenir par l&amp;rsquo;astronomie, on en voit un bout sur la tranche d&amp;rsquo;Univers la plus à gauche ci-dessus, mais la voici au complet, correspondant à la voute céleste complète :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette image montre qu&amp;rsquo;il y avait déjà des grumeaux dans la purée, mais sans structure claire : le Big Bang a &amp;ldquo;pété droit&amp;rdquo;, mais des phénomènes survenus immédiatement ensuite ont créé une légère anisotropie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;ldquo;Comment ?&amp;rdquo;, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;une des questions que le LHC va contribuer à résoudre, une autre étant la raison de l&amp;rsquo;accélération de l&amp;rsquo;expension de l&amp;rsquo;univers, aussi représentée sur la première figure. WMAP et d&amp;rsquo;autres mesures montrent que de &amp;ldquo;l&amp;rsquo;énergie sombre&amp;rdquo; fait que les Galaxies se repoussent. C&amp;rsquo;est comme si
: l&amp;rsquo;attraction faiblit au fur et à mesure que l&amp;rsquo;Univers vieillit. Tout ça devrait être éclairci très bientôt par mes voisins, au CERN.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les particules sont-elles de petits noeuds ?</title><link>https://drgoulu.com/2008/05/25/les-particules-sont-elles-de-petits-noeuds/</link><pubDate>Sun, 25 May 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/05/25/les-particules-sont-elles-de-petits-noeuds/</guid><description>&lt;p&gt;
La théorie de la relativité n&amp;rsquo;est pas très simple, mais on peut parvenir à en saisir quelques notions avec un peu d&amp;rsquo;imagination et de curiosité. La mécanique quantique est beaucoup moins abordable car elle choque beaucoup plus notre compréhension intuitive du monde. Alors que dire de la &amp;ldquo;théorie des cordes&amp;rdquo; (string theory), censée lier l&amp;rsquo;infiniment grand et l&amp;rsquo;infiniment petit dans un univers à 10 dimensions légèrement plus tordues que l
&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe l&amp;rsquo;
sur ce sujet, mais en anglais et durant 3h au total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les idées de base ont cependant été résumées dans un excellent petit reportage de 10 minutes, en français :&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 760px; width: 100%;"&gt;
&lt;div class="w-full relative rounded-lg overflow-hidden shadow-md bg-black" style="padding-bottom: 56.25%; height: 0;"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ne manquez pas l&amp;rsquo;explication sur les petites dimensions recourbées sur elles-mêmes à 3.44 minutes. C&amp;rsquo;est génial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ça est bien joli sous forme de théorie, mais pour la valider, il faudrait que la théorie des cordes puisse faire des prévisions que l&amp;rsquo;on puisse vérifier expérimentalement. Or Brian Greene, un des physiciens soutenant la théorie des cordes vient de faire au
une présentation de 20 minutes (en anglais&amp;hellip;) recouvrant bien le reportage ci-dessus, mais dans les 4 dernières minutes, il parle d&amp;rsquo;une vérification expérimentale possible au LHC du CERN, très bientôt :&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 760px; width: 100%;"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, l&amp;rsquo;énergie totale des particules résultant d&amp;rsquo;une collision sera inférieure à l&amp;rsquo;énergie totale des protons au moment de la collision. Cette violation du principe de conservation de l&amp;rsquo;énergie ne pourra s&amp;rsquo;expliquer que si des particules &amp;ldquo;débris&amp;rdquo; sont éjectées dans les dimensions bouclées d&amp;rsquo;où elles ne peuvent pas ressortir vers les capteurs. Pour en savoir plus, les courageux peuvent lire &amp;ldquo;
&amp;rdquo; par dans le CERN Courrier de Juillet 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wow ! je vais peut-être être juste à côté de la première violation d&amp;rsquo;une loi fondamentale de la physique depuis le Big Bang !&lt;/p&gt;</description></item><item><title>Les puissances de dix</title><link>https://drgoulu.com/2008/05/16/les-puissances-de-dix/</link><pubDate>Fri, 16 May 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/05/16/les-puissances-de-dix/</guid><description>&lt;p&gt;Retrouvé par hasard ce film réalisé en 1977 (30 ans&amp;hellip;) par
pour le compte d&amp;rsquo;IBM. Le commentaire est un peu &amp;ldquo;années 60&amp;rdquo;, mais &amp;ldquo;
&amp;rdquo; m&amp;rsquo;émerveille toujours autant.&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 760px; width: 100%;"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A remarquer que le voyage vers &amp;ldquo;le grand&amp;rdquo; s&amp;rsquo;achève à 1026 m soit 100 millions d&amp;rsquo;années lumières. Aujourd&amp;rsquo;hui on irait probablement jusqu&amp;rsquo;à 1028 puisque les instruments modernes sont capables de voir des objets distants de 5 milliards d&amp;rsquo;années lumière, et que l&amp;rsquo;on commence à avoir une idée de la structure de l&amp;rsquo;univers à 10 milliards d&amp;rsquo;années lumière. Vers le petit, on estime que la taille des électrons est de l&amp;rsquo;ordre de 10-17 m et celle des quarks qui composent les protons et neutrons de 10-18 m, soit également deux ordres de grandeur de plus (en moins&amp;hellip;) que dans le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, en 30 ans notre connaissance de l&amp;rsquo;Univers s&amp;rsquo;est élargie sur 4 ordres de grandeur, soit plus d&amp;rsquo;un ordre de grandeur par 10 ans. En 1850, on connaissait les microbes (10-6) et le système solaire (1013), soit 19 ordres de grandeur, alors que nous en connaissons 44, soit 25 de plus 160 ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers le grand, on a pratiquement atteint la limite : l&amp;rsquo;Univers observable correspond à l&amp;rsquo;âge du Big Bang, on ne pourra que spéculer à coups de modèles théoriques sur des structures hypothétiquement encore plus grandes. Vers le petit par contre, on est encore assez loin de la
de l&amp;rsquo;ordre de 10-35 , une valeur elle aussi assez théorique pour l&amp;rsquo;instant mais qui pourrait signifier que rien de plus petit ne peut exister. Il va falloir vérifier.&lt;/p&gt;</description></item><item><title>On va tous mourir !</title><link>https://drgoulu.com/2008/04/17/on-va-tous-mourir/</link><pubDate>Thu, 17 Apr 2008 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://drgoulu.com/2008/04/17/on-va-tous-mourir/</guid><description>&lt;p&gt;Intéressant de voir comme le catastrophisme attire. Des films holywoodiens aux sectes apocalyptiques, la recette de la fin du monde a toujours du succès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la guerre nucléaire totale, l&amp;rsquo;énorme météore qui frappe la Terre, le Déluge suite à la fonte des glaces de l&amp;rsquo;Antarctique, les virus ebola croisés avec la grippe aviaire voire le Soleil qui s&amp;rsquo;éteint et bien d&amp;rsquo;autres, voici le petit dernier à la mode : l&amp;rsquo;annihilation de la planète suite à la mise en service du LHC au CERN !&lt;/p&gt;
&lt;div class="my-6 mx-auto" style="max-width: 760px; width: 100%;"&gt;
&lt;div class="w-full relative rounded-lg overflow-hidden shadow-md bg-black" style="padding-bottom: 56.25%; height: 0;"&gt;
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&lt;/iframe&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au début j&amp;rsquo;ai cru à un gag, puis à un moyen tordu de faire parler de soi, mais la plainte de Luis Sancho et Walter L. Wagner visant à empêcher la mise en service du nouvel accélérateur de particules se révèle être la pointe de l&amp;rsquo;iceberg. Il y a apparemment des gens qui ont vraiment peur que la collision de deux protons à haute énergie cause la Fin du Monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez vous préparer au pire, le
vous dirigera vers d&amp;rsquo;autres, comme:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;une véritable
intitulée &amp;ldquo;La France construit la machine de la Fin du Monde&amp;rdquo; dans laquelle, en plus, le CERN est soupçonné de produire assez d&amp;rsquo;antimatière pour détruire les environs (pas grave), mais surtout qu&amp;rsquo;elle pourrait être utilisée par des terroristes ! Et les commentaires sont du même niveau : lamentables.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
propose un pavé indigeste démontrant que les gens du CERN ne connaissent rien à la physique et vont détruire le joli monde créé par Dieu Tout Puissant.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le site
(suisse!), dont l&amp;rsquo;auteur reprend par cut &amp;amp; paste des infos glanées sur le web et se fend même d&amp;rsquo;un commentaire sur
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;J&amp;rsquo;aurais du respect pour Luis Sancho, Walter L. Wagner et les courageux anonymes éditant les sites mentionnés plus haut s&amp;rsquo;ils imitaient
. Depuis, on est tranquilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon côté, je m&amp;rsquo;engage à ne plus jamais parler de physique si le LHC absorbe la Terre dans un trou noir&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter un site beaucoup plus sérieux, celui de la
, qui étudie scientifiquement les risques menaçant l&amp;rsquo;humanité et de proposer des &amp;ldquo;shields&amp;rdquo;, des protections.
contient des informations et des liens très intéressants comme :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les vidéos officielles expliquant le fonctionnement d&amp;rsquo;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;des
en construction&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la belle image ci-dessous, représentant la simulation de ce qu&amp;rsquo;ATLAS devrait détecter : la création d&amp;rsquo;un boson de Higgs à partir de l&amp;rsquo;énergie pure créée par le choc de deux protons.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>