Le libre arbitre existe-t-il vraiment ou sommes-nous dirigés par des forces extérieures ?
Réponse publiée sur Quora
Il y a au moins une troisième possibilité : le libre-arbitre n’existe pas et nous sommes dirigés par des “forces intérieures”.
Mais je commence par répondre à ceux qui pensent que le libre-arbitre est lié à la faculté humaine voire divine de distinguer le bien du mal. Je ne crois même pas que le bien et le mal existent, donc je n’ai pas de libre-arbitre ? Mon papa, ma maman et toute ma société m’ont enseigné quelques règles de vie en société. Par exemple, partager une choucroute bien garnie de cochonnaille avec des amis, c’est bien. Pourtant ça ne vient pas à l’idée de mes amis musulmans, aussi humains que moi. Arracher le cœur d’un prisonnier vivant au sommet d’une pyramide, c’est mal, mais les Aztèques trouvaient ça top…
Dans ce contexte, il est clair que le choix de faire le “bien” ou le “mal” ne sont pas symétriques, il y a une forte motivation/pression/contrainte de faire ce qui est “bien” plutôt que ce qui est “mal”. Ce n’est pas du libre-arbitre. Le Libre arbitre serait la faculté d’effectuer des choix de manière non déterministe, donc que re-placés dans exactement la même situation, on serait susceptibles de faire un choix différent. Et la seule raison pour laquelle on ignore si ça existe ou pas est qu’on a pas de machine à remonter le temps pour se remettre exactement dans la même situation. Donc on ne peut étudier que les cas dans lesquels le choix aura des conséquences statistiquement égales. Par exemple pour un gardien de foot de plonger à gauche ou à droite pour arrêter un penalty.
Je reviens au sujet : de nombreuses expériences en neurologie montrent que le libre-arbitre est ce que nous utilisons comme justification ultérieure de choix déjà effectuées inconsciemment par notre cerveau .
Regardez notamment cette conférence " Who’s in Control " de Patrick Haggard à TEDxHelvetia, hélas en (excellent) anglais. (faudrait que je la traduise, tiens…)
https://www.youtube.com/watch?v=…
Je spoile un peu la fin : il montre que la particularité du cerveau humain semble plutôt résider dans la décision (consciente) de ne pas appliquer le choix inconscient. Par exemple pour le gardien de foot de ne pas plonger et de rester au centre.

