Cinq anciens premiers ministres japonais déclarent dans une lettre commune contre l'inclusion de l'énergie nucléaire dans la taxonomie "verte" européenne, que "l'énergie nucléaire n'est pas sûre, bon marché et propre". Peut-on les croire ?

Cinq anciens premiers ministres japonais déclarent dans une lettre commune contre l'inclusion de l'énergie nucléaire dans la taxonomie "verte" européenne, que "l'énergie nucléaire n'est pas sûre, bon marché et propre". Peut-on les croire ?

26 février 2022 · 2 min. de lecture
quora Quora

Réponse publiée sur Quora

Oui, on peut toujours croire les Bisounours, mais quand on grandit certains admettent la dure réalité.

Énergie au Japon — Wikipédia :

Son secteur énergétique dépend fortement des importations, notamment des combustibles fossiles :

2e importateur mondial de gaz naturel en 2019 avec 10,8 % des importations mondiales derrière la Chine,

3e pour le charbon avec 14,5 % des importations mondiales derrière la Chine et l’Inde, et

4e pour le pétrole avec 7,2 % du total mondial, derrière la Chine, l’Inde et les États-Unis.

Ces importations se sont fortement accrues à partir de 2011, du fait de l’arrêt complet de la production des centrales nucléaires après l’accident nucléaire de Fukushima .

En 2010, les 54 réacteurs nucléaires assuraient 24,6 % de la production d’électricité du pays, qui se classait au 3erang mondial pour sa production nucléaire.

L’explosion des importations de combustibles fossiles a fait basculer dans le rouge la balance commerciale, autrefois largement excédentaire ; en 2013, le déficit de la balance commerciale japonaise a même dépassé celui de la France.

Le gouvernement arrivé au pouvoir en décembre 2012 a annoncé son intention de faire redémarrer ces centrales dès que les inspections de la nouvelle Autorité de sureté nucléaire (NRA ) auront été terminées ; deux réacteurs ont redémarré en 2015, et au début d’octobre 2018, neuf réacteurs étaient reconnectés au réseau. En 2019, le nucléaire a produit 6,1 % de l’électricité du pays.

Dr. Goulu
Auteurs
Dr. Goulu (il/lui)
Ingénieur à la retraite, toujours curieux et voyageur
EPFL MS Informatique 1988, PhD automatique 1994, eMBA Management of Technology
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