La densité des propositions indécidables au sens de Gödel est-elle comparable à la densité des nombres transcendants ?
Réponse publiée sur Quora
Un matheux vous répondra certainement de manière plus rigoureuse , mais pour ce que j’en ai compris, la logique formelle considère les propositions comme des suites de symboles, donc il y en a une infinité dénombrable comme les entiers.
Pendant longtemps on a pensé que les propositions indecidables étaient des exceptions, mais depuis certains travaux, notamment ceux de Cristian S. Calude , on sait notamment que
La probabilité pour qu’une formule de longueur n tirée au hasard soit indécidable tend vers 1 quand n tend vers l’infini: à l’infini, toutes les formules sont indécidables
L’article
Jean-Paul Delahaye , « Presque tout est indécidable!», Pour la Science , no 375, janvier 2009(lire en ligne )
en parle en détail.
Ma compréhension est donc que c’est plutôt comme les entiers composés par rapport aux premiers : plus le nombre est grand, moins il a de chances d’être premier, ou de correspondre à un énoncé décidable.

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