Étant donné que Voyager 1 et 2 sont alimentées par du Plutonium, que se serait-il passé si la fusée qui les a lancées avait explosé juste après le décollage ?

Étant donné que Voyager 1 et 2 sont alimentées par du Plutonium, que se serait-il passé si la fusée qui les a lancées avait explosé juste après le décollage ?

1 mai 2019 · 2 min. de lecture
quora Quora

Article initialement publié sur Quora

Les Générateurs thermoélectriques à radioisotope (GTR) sont utilisés dans toutes les sondes allant plus loin que Mars : Pioneer 10 , Pioneer 11 , Voyager 1 , Voyager 2 , Galileo , Ulysses , Cassini , et New Horizons . En plus : les six Apollo Lunar Surface Experiments Packages déposés sur la Lune utilisaient des GTR, tout comme les deux sondes martiennes Viking 1 et 2 .

Les GTR utilisent du Plutonium 238 qui n’est pas fissile comme le Plutonium 239 utilisé dans les bombes. Le 238 produit du Rayonnement alpha , “facile” à blinder. Mais évidemment en cas d’explosion de la fusée au décollage, ça poserait un problème quand même.

La page New Horizons et son générateur thermoélectrique à radioisotope sur Futura-Sciences mentionne les précautions prises:

Le bioxyde de plutonium se présente sous la forme d’une céramique spécialement formulée, résistante au feu, façonnée en billes pour réduire les possibilités de dispersion du combustible lors d’un accident au lancement ou d’une rentrée atmosphérique intempestive. Cette forme de céramique est totalement insoluble dans l’eau et réagit très peu avec d’autres éléments chimiques. Si elle est fracturée, cette céramique a tendance à se briser en de gros fragments qui présentent moins de risques de dispersion que de petites particules.

Le carburant est réparti dans chaque élément du RTG dans 18 petites unités modulaires indépendantes, chacune possédant son propre bouclier thermique et son blindage. De multiples couches de matières protectrices les entourent et les encapsulent, composées entre autres d’iridium et de graphite à haute résistance, réduisant encore les risques d’exposition du bioxyde de plutonium en cas d’accident. L’iridium, un métal extrêmement solide et résistant à la chaleur et à la corrosion, est directement en contact avec les billes de céramique tandis que plusieurs couches de graphite extrêmement résistant aux hautes températures assurent une protection supplémentaire.

Dr. Goulu
Auteurs
Dr. Goulu (il/lui)
Ingénieur à la retraite, toujours curieux et voyageur
EPFL MS Informatique 1988, PhD automatique 1994, eMBA Management of Technology

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