Développement Durable et Equation de Kaya
Le responsable “santé+sécurité+environnement” de mon employeur nous a présenté les 3 piliers du “développement durable” (Ecologique, Economique et Social) avec ce joli graphique :
J’ai trouvé très judicieux d’intégrer ainsi le développement durable aux logiques économique et sociale plutôt que de le promouvoir dans un cadre purement écologiste.
En y réfléchissant, je me demande s’il n’existe pas un parallèle avec la fameuse équation de Kaya dont j’ai déjà parlé ici et que je rappelle ci-dessous :
En effet, minimiser le facteur CO2/TEP représente le souci écologique de limiter la pollution. Réduire TEP/PIB est un objectif économique : rendre la production moins couteuse en énergie. PIB/POP est lié à l’objectif social de répartir les richesses, si possible plutôt en enrichissant les pauvres que le contraire …
Reste le 4ème facteur de Kaya : la POPulation. Ne manquerait-il pas dans le joli diagramme coloré du développement durable ? A quoi ressemblerait ce diagramme si nous étions beaucoup plus ou beaucoup moins ?
Plus j’y pense plus je suis persuadé la distance entre les 3 piliers dépend de la population : avec quelques millions d’humains, le monde serait plus facilement viable et vivable, et peut-être même plus équitable. Mais avec des milliards, existe-t-il encore une intersection entre les 3 piliers qui permette un “développement durable” ? Et les intersections “viable, vivable et équitable”, à quels niveaux de population disparaissent-elles ?
En plus de nos louables efforts sur les 3 piliers, ne devrions-nous pas favoriser une importante baisse de la population mondiale (progressive, non violente et contrôlée, je le précise…) ?








L’image est séduisante, en effet, mais le problème réside déjà dans la délimitation des trois piliers. Voir ce billet pour une autre vision de la question : http://www.anthropiques.org/?p=964
merci pour le lien vers ce très bon article. A la réflexion, je me demande si l’équation de Kaya n’est pas une meilleure description dans le sens ou les “facteurs” sont purement conventionnels [on aurait pu écrire CO2=(CO2/POP)*(POP/TEP)*(TEP/PIB)*PIB ...], basé sur des valeurs mesurables (CO2,TEP,PIB et POP) et continues plutôt que booléennes.
Remarquable démonstration. Elle est inutile puisque le vieux proverbe “plus on est de fou moins on a de riz” s’applique. La question de fond, politique et religieuse donc inaccessible à la rationalité est : “A quoi ça sert d’être 10 milliards”. Sommes nous plus intelligents en étant plus nombreux? Produit-on plus d’innovation à 6 milliards qu’à 3?
Malthus avait raison dés 1798.
Il faudrait regarder les choses en face, 7 milliards c’est énorme, 10, 20, c’est de la folie pure.